Abbaye Sainte Marie du Rivet

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La prière quotidienne

          

Mercredi 1er février

 

« Au commencement, Dieu dit : Que paraisse le jour !
Voici que s’est levée la lumière du monde :
Le Christ est sorti du tombeau,
Inaugurant les cieux nouveaux et la terre nouvelle.
             Et Dieu vit que cela était bon.

Au commencement, l’Esprit se mouvait sur les eaux.
Voici que s’est ouverte une source féconde :
Coulant du côté transpercé,
Le sang sauveur nous a lavés dans les eaux du baptême ;
            Et Dieu vit que cela était bon.

Dans les derniers temps, le Verbe est venu chez les siens ;
Aux hommes, il a rendu leur parure de gloire ;
Image et splendeur du Très-Haut,
Il devenait le premier-né d’un grand nombre de frères.
            Et Dieu vit que cela était bon.

Nous avons reçu de lui le Royaume à venir ;
Par la Résurrection, l’œuvre immense s’achève.
Entrons nous aussi dans la paix,
Dans le repos promis par Dieu, dans l’alliance éternelle,
            Par le Christ, le Vivant, à jamais ! »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s’étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d’alentour en enseignant »

                        Marc 6

 

Augmente en nous la foi, Seigneur : fais-nous la grâce de tenir, dans ce monde, notre devoir de louange et de service. Amen.

 

* * * * * *

Jeudi 2 février – Présentation du Seigneur

 

« Voici deux tourterelles
Offertes pour le Fils :
C'est lui
Qui offrira sa vie
Pour prix des enfants infidèles

Il entre dans le Temple,
Marie le porte à Dieu :
C'est lui
Le temple où Dieu se dit
À ceux qui déjà le contemplent.

Remis aux mains du prêtre,
L'enfant est consacré :
C'est lui
Le don qui s'accomplit,
L'amour qui consacre tout être.

Enfant de la promesse
Pour Anne et Syméon,
C'est lui
Qui veille dans leur nuit,
Clarté que leurs yeux reconnaissent.

Longtemps, jusqu'à cette heure,
Au seuil, ils attendaient :
C'est lui
Qui les accueille ici,
Il vient nous ouvrir sa demeure »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l’Esprit, Siméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Siméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui. Siméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. » Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui »

                        Luc 2

 

Dieu éternel et tout-puissant, nous t'adressons cette humble prière : puisque ton Fils unique, ayant revêtu notre chair, fut en ce jour présenté dans le Temple, fais que nous puissions aussi, avec une âme purifiée, nous présenter devant toi. Amen.

 

* * * * * *

Vendredi 3 février

 

« Le chant nouveau que tu appelles,
Dieu créateur de l’univers,
Que ton Esprit le fasse naître,
Qu’il nous éveille
A la louange de ton nom !

C’est lui la voix qui intercède
Mais ne dit pas quel est son nom,
C’est lui qui met au fond de l’être
Ton nom de Père
Puis d’un murmure fait un chant.

C’est lui encor qui s’émerveille
En proclamant « Jésus, Seigneur !» :
Alors les hommes se souviennent
De l’aube en fête
Où tu relèves le Vivant.
 
Chaque parole de ton Verbe,
Et chaque signe qu’il a fait,
Il les embrase de lumière
Pour  qu’ils éclairent
Notre chemin jusqu’à ton Jour.

Le chant nouveau que tu appelles,
Dieu créateur de l’univers
Nous l’accueillons de ta tendresse ;
Fais qu’il s’élève
Dans le grand souffle de l’Esprit
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean le Baptiste qui est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l’avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n’y arrivait pas parce qu’Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l’entendre. Cependant, une occasion favorable se présenta lorsqu’Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l’armée et aux notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean le Baptiste. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta 1a tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau»

                        Marc 6

 

Seigneur notre Dieu, ouvre nos cœurs à l'intelligence des Écritures afin que nous portions témoignage à ton Fils qui est mort pour nous. Amen.

 

* * * * * *

Samedi 4 février – Bhse Vierge Marie

 

« Humble servante du Seigneur,
Amour éveillé par la grâce,
Dieu te choisit.
Heureuse, tu accueilles le message
Du Maître de la vie.

Terre féconde au vent de Dieu,
Ta glaise nourrit la semence,
Dieu te bénit.
Le Verbe peut germer dans ton silence,
Tu portes Jésus-Christ.

Mère attentive aux joies des cœurs,
Tu pries, et le signe de fête,
Dieu l’accomplit.
C’est l’heure où, parmi nous, se manifeste
La gloire de ton Fils.

Femme debout près de la croix,
Voici la nouvelle genèse,
Dieu se fait nuit.
C’est l’heure où dans ton cœur passe le glaive:
Tu donnes Jésus-Christ.

Joie de l’Église au long du temps,
Tu portes l’espoir du Royaume:
Christ est vivant!
Éclaire notre route jusqu’à l’aube,
Étoile de l’Avent
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu’ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu’on n’avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement »

                        Marc 6

 

Que vienne à notre aide, Seigneur, la prière maternelle de la bienheureuse Vierge Marie ; qu’elle nous obtienne la joie de vivre dans ta paix, délivrés de tous les périls. Amen.

 

* * * * * *

Dimanche 5 février – 5ème T. O.

 

« Il monte, le jour, comme un feu,
Il embrase le ciel et la terre.
Depuis l’aube originelle,
Le Verbe est toute joie devant l’œuvre de Dieu.
De son cœur un chant s’élève :
« Je te rends grâce, ô Père ».

Il sort, le vivant, du tombeau,
Il dissipe la nuit de tristesse
Répandue sur le Calvaire.
La chair qui fut meurtrie a surgi de nouveau,
Elle exulte d’allégresse :
« Je te rends grâce, ô Père ».

L’époux au matin resplendit
Pour les noces du ciel à la terre,
Revêtue de sa lumière.
Une hymne silencieuse en réponse jaillit,
C’est l’Esprit qui s’émerveille :
« Je te rends grâce, ô Père ».

À ceux qu’il unit à présent,
Comme signe d’alliance éternelle,
Jésus donne son corps même.
Avec le Premier-né, en un geste d’enfant,
L’Église offre sa prière :
Nous te rendons toute grâce, ô Père »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s’approcha d’elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d’esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l’ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais »

                        Marc 1

 

Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille ; et puisque ta grâce est notre unique espoir, garde-nous sous ta constante protection. Amen.

 

* * * * * *

Lundi 6 février – Sts Paul Miki et compagnons

 

« Donner sa vie
Pour la gloire de t’aimer.
Donner sa vie
Pour le droit de te nommer
A la face de la terre,
Jésus, Roi humilié !

Offrir sa peur
Dans les larmes, dans le sang.
Offrir sa peur,
Sacrifice d’innocent,
A l’image du seul Maître,
Jésus, le supplicié !

Mourir témoin,
Aujourd’hui comme autrefois.
Mourir témoin,
Pour que vive notre foi,
Et chanter notre espérance
Jésus, le crucifié !

Jésus, ta mort
Est ferment de liberté.
Jésus, ta mort
Nous promet l’éternité !
Donne-nous ta mort à vivre
Jésus, ressuscité ! »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus et ses disciples, ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés »

                        Marc 6

 

Dieu qui es la force de tous les saints, tu as appelé Paul Miki et ses compagnons à passer par la croix pour entrer dans la vie ; accorde-nous de gardre comme eux jusqu'à la mort la foi que nous proclamons. Amen.

 

* * * * * *

Mardi 7 février

 

« Près du puits
Que Jacob a creusé,
Le Fils de Dieu
Offre son amour !
Captons la source
Pour tous nos frères.

Au jardin
Isolé par la nuit,
Le Fils de Dieu
Crie son abandon !
Tenons la veille
En sa présence.

Sur la Croix
Où il rend son esprit,
Le Fils de Dieu
Porte nos péchés !
Gardons confiance :
Il nous libère.

Du tombeau
Qui ne peut le garder,
Le Fils de Dieu
Sort au jour nouveau !
Prenons la vie
À sa lumière

En chemin
Quand il marche avec nous,
Le Fils de Dieu
Ouvre nos esprits !
Brûlons nos cœurs
Aux Écritures.

Chaque jour,
Au partage du pain,
Le Fils de Dieu
Offre son amour !
Rendons au Père
L'action de grâce »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leurs repas avec des mains impures, c’est-à-dire, non lavées. Or, les pharisiens, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : -Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s’être lavé les mains ? Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage d’écriture : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu’ils me rendent ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Et vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont corbane, c’est-à-dire offrande sacrée. Vous l’autorisez à ne plus rien faire pour son père ou pour sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre »

                        Marc 7

 

Seigneur, notre Dieu, tu nous as envoyé ton Fils Jésus : dans nos ténèbres, il a fait jaillir la lumière de sa vie ; qu’il nous réveille maintenant de tout sommeil, qu’il nous relève de toute mort. Grâce à lui, nous vivrons pour toi et nous marcherons vers ton Royaume. Amen.

 

* * * * * *

Mercredi 8 février

 

« De l’infini des cieux,
Dieu ne s’est rien gardé.
Dieu pauvre,
Dieu prodigue,
Il a livré le monde
Au bon plaisir de l’homme,
Il a offert sa grâce
Sans rien en réserver.

Quand fut donné le Fils,
Dieu ne s’est rien gardé.
Dieu proche,
Dieu très humble,
Il s’est remis lui-même
Entre les mains des hommes,
Lui qui était la grâce
En toute vérité.

En nous donnant l’Esprit,
Dieu ne s’est rien gardé.
Dieu libre,
Dieu intime,
Il met la vie divine
Au plus humain de l’homme,
Il fait germer sa grâce
Dans notre liberté.

Viens dépouiller nos cœurs,
Toi qui as tout donné.
Dieu simple,
Dieu sans ombres,
Que ton amour délivre
Ceux que des riens captivent,
Pour qu’ils te rendent grâce,
Ceux que tu as aimés »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus appela la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur »

                        Marc 7

 

Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Amen.

 

* * * * * *

Jeudi 9 février

 

« Dieu très-haut qui fais merveille.
Béni soit ton nom !
Dieu vivant qui fais largesse,
Béni soit ton nom !
Comme au ciel t'adorent les anges
Et sans fin te chantent louange
Nous aussi prions sur la terre :
Béni soit ton nom !

Dieu vainqueur de nos ténèbres,
Béni soit ton nom !
Dieu penché sur nos faiblesses,
Béni soit ton nom !
Ton amour est notre espérance,
Ta bonté nous rend l'innocence,
De toi seul nous vient la lumière :
Béni soit ton nom !

Dieu très saint qui nous libères,
Béni soit ton nom !
Dieu fidèle en tes promesses,
Béni soit ton nom !
Ton Église adore en silence
Et proclame la délivrance,
De nos cœurs monte une prière :
Béni soit ton nom !
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu’il était là ; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d’une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille. Il lui dit : « Laisse d’abord les enfants manger à leur faim, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « C’est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants. » Alors il lui dit : « A cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle »

                        Marc 7

 

Dieu qui nous as sauvés, exauce-nous ; transforme-nous en disciples de la lumière et en artisans de la vérité ; puisque en naissant de toi nous sommes devenus des fils de lumière, fais que nous sachions te rendre témoignage devant les hommes. Amen.

 

* * * * * *

Vendredi 10 février – Ste Scholastique

 

« Toi qui écoutes la parole
De Benoît,
Toi, sa sœur et sa disciple,
Tu t'émerveilles.
Plus il te parle et plus grandit
Ton bonheur de retrouver
Dans sa Règle l'Évangile.

Chacun de vous sert le seul Maître,
Jésus Christ,
Et chacun reçoit de l'autre
Paix et lumière.
Les liens du sang voulus par lui,
Le Seigneur les a bénis
Dès avant votre naissance. *

Toujours trop brève la rencontre,
Pour ton cœur,
Mais quelqu’un défend ta cause,
Ton Dieu lui-même :
Nuit de tempête, nuit bénie,
Qu'aucune autre ne suivra,
Nuit de veille avant l'exode.

Tu as gravi l'échelle sainte,
En secret,
Et bientôt, tu vas au Père
Dans l'allégresse.
Benoît verra le ciel en joie :
Ô victoire de l'amour
Dont son âme s'émerveille !
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus quitta la région de territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire du Décapole. On lui amène un sourd, qui de plus parlait difficilement, et on le prie de lui imposer les mains. Le prenant hors de la foule, à part, il lui mit ses doigts dans les oreilles et avec sa salive lui toucha la langue. Puis, levant les yeux au ciel, il poussa un gémissement et lui dit : " Effata ! ", c’est-à-dire : " Ouvre-toi ! " Et ses oreilles s’ouvrirent et aussitôt le lien de sa langue se dénoua et il parlait correctement. Et Jésus leur recommanda de ne dire la chose à personne ; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient : " Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets »

                        Marc 7

 

En célébrant la mémoire de sainte Scholastique, Seigneur, nous te prions : fais que nous sachions, nous aussi, te servir avec une charité sans défaut et goûter la douceur de ton amour. Amen.

 

* * * * * *

Samedi 11 février – N. D. de Lourdes

 

« Vierge Marie, ô Notre Dame,
Qui t’appelle sans être écouté?
Tu sais l’espérance et la crainte
dont est rempli le cœur humain.
         Reine du ciel, humble servante
         Conduis-nous à Jésus Christ,
         Toi qui reflètes sa lumière
         Sur ceux qui marchent dans la nuit


Mère du Christ, ô notre Mère
Montre nous comment aimer ton Fils,
Fais nous découvrir dans le pauvre
Le vrai visage du Seigneur.
         Ouvre nos yeux à la détresse
         De celui qui chaque jour
         Porte le poids de sa misère,
         Et qui demande notre amour.

Vierge Marie, comblée de grâce,
Que la paix promise à Noël
S’étende aujourd’hui sur la terre
Dans la confiance et le pardon.
         Dieu est fidèle à sa parole …
         Que ta foi inébranlée,
         Soit une force pour la nôtre :
         L’amour fera germer la paix »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et qu’ils n’avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route ; or, quelques-uns d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu’ils en mangent à leur faim, dans ce désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. On avait aussi quelques petits poissons. Il les bénit et les fit distribuer aussi. Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha »

                        Marc 8

 

Seigneur, toi qui aimes les hommes, viens au secours de notre faiblesse quand nous célébrons la Mère de Dieu, la Vierge immaculée : fais que par son intercession nous soyons guéris de nos péchés. Amen.

 

* * * * * *

Dimanche 12 février – 6ème T. O.

 

« Allez aujourd'hui vers la joie qui s'avance :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il renaît en lui,
L'éternelle enfance.


Elle est consommée
L'œuvre des sept jours
Dans l'éveil du dimanche !
Le temps peut reprendre son cours
Mais tout est transformé.
Voici de nouveaux signes :
Le Pain, semence
Des moissons de Dieu,
Et le vin, sève de sa vigne.

Vivez aujourd'hui la mémoire pascale :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il fait route en lui,
sa patrie natale.


Elle est accomplie
L'œuvre du Vivant
Qu'annonçait la promesse !
À nous de puiser maintenant
Nos vivres dans sa vie.
L'amour tient table ouverte,
Sa voix nous presse
Au festin de Dieu :
Jour de joie, jour de Pâque offerte !

Chantez aujourd'hui l'indicible merveille :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il se perd en lui
Une vie nouvelle
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » A l’instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu’il n’était plus possible à Jésus d’entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d’éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui »

                        Marc 1

 

Dieu qui veux habiter les cœurs droit et sincère, donne-nous de vivre selon ta grâce ; alors tu pourras venir en nous pour y faire ta demeure. Amen.

 

* * * * * *

Lundi 13 février

 

« Dis-leur
ce que le vent dit aux rochers,
ce que la mer dit aux montagnes.

Dis-leur
qu'une immense bonté
pénètre l'univers.

Dis-leur
que Dieu n'est pas ce qu'ils croient,
qu'il est un vin que l'on boit,
un festin partagé
où chacun donne et reçoit.

Dis-leur
qu'il est le joueur de flûte
dans la lumière de midi :
il s'approche et s'enfuit
bondissant vers les sources.

Dis-leur
que sa voix seule
pouvait t'apprendre ton nom.

Dis-leur
son visage d'innocence,
son clair-obscur et son rire.
Dis-leur
qu'il est ton espace et ta nuit,
ta blessure et ta joie.

Mais dis-leur aussi
qu'il n'est pas ce que tu dis
et que tu ne sais
rien de lui »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus : pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. » Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive »

                        Marc 8

 

Seigneur, tu demandes à ton Église d’être le lieu où l’Évangile est annoncé en contradiction avec l’esprit du monde. Donne à tes enfants assez de foi pour ne pas déserter mais témoigner de toi devant les hommes en prenant appui sur ta parole. Amen.

 

* * * * * *

Mardi 14 février – Sts Cyrille et Méthode

 

« Un temps nouveau va naître au loin,
Un nouveau peuple de la foi
Découvrira la lumière :
Demain sa louange
Rendra gloire au Dieu vivant.

Deux messagers sont en chemin
Portant les mots qui donnent vie
En des contrées étrangères :
L’Esprit les inspire  
Et le Christ est avec eux.

De l’occident à l’orient,
Tant de nations vont s’éveiller
À la beauté du mystère :
La folle sagesse
Les conduit à Jésus Christ.

Pour que les cœurs gardent mémoire
Cyrille invente patiemment
Une écriture nouvelle.
Il meurt et son frère
Mène encore son combat.

Dieu saint, Dieu Fort, Dieu immortel,
Béni sois-tu d’avoir donné
A tous les peuples ton Verbe.
Chacun dans sa langue
Avec lui te glorifie
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus s’est mis une fois de plus à enseigner au bord du lac, et une foule très nombreuse se rassemble auprès de lui, si bien qu’il monte dans une barque où il s’assoit. Il était sur le lac et toute la foule était au bord du lac, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et il leur disait, dans son enseignement : « Écoutez ! Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, il est arrivé que du grain est tombé au bord du chemin, et les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés sur la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent pour un. » Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il resta seul, ses compagnons, ainsi que les Douze, l’interrogeaient sur les paraboles »

                        Marc 4

 

Dieu qui as conduit les peuples slaves à la lumière, grâce aux deux frères saints Cyrille et Méthode, ouvre nos cœurs à l'intelligence de ta Parole : fais de nous un peuple de croyants, et que notre unité rende témoignage à l'Évangile. Amen.

 

* * * * * *

Mercredi 15 février

 

« Il est bon de prier
Lorsque l'aube revient,
Il est bon de te louer,
Dieu notre Père,
Toi qui nous fais confiance !
Tu mets la création
Entre nos mains

Il est bon de prier
Au plein feu de ce jour,
Il est bon de t’implorer
Pour tous les hommes
Qui cherchent la lumière !
Révèle à chacun d’eux
Ton fils Jésus.

Il est bon de prier
Lorsque l'ombre descend,
Il est bon de t’écouter,
Dans le silence,
Comme une eau qui murmure !
Tes mots sont un chemin
Pour notre foi.

Il est bon de prier
Tant que dure la nuit,
Il est bon de le guetter
Au nom des hommes
Ce Royaume qui germe :
Le grain, secrètement,
Portera fruit !
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher. Jésus prit l’aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Est-ce que tu vois quelque chose ? » Ayant ouvert les yeux, l’homme disait : « Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent. » Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l’homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village »

                        Marc 8

 

Tu as voulu, Seigneur, que la puissance de l’Évangile travaille le monde à la manière d’un ferment ; veille sur tous ceux qui ont à répondre à leur vocation chrétienne au milieu des occupations de ce monde : qu’ils cherchent toujours l’Esprit du Christ, pour qu’en accomplissant leurs tâches d’hommes, ils travaillent à l’avènement de ton Règne. Amen.

 

* * * * * *

Jeudi 16 février

 

« Nul n'a jamais vu Dieu,
Nul ne sait qu'il est Père,
Mais Jésus nous l'a révélé.

Nul ne connaît le Fils,
Nul n'en sait le mystère,
Mais les pauvres seront comblés.

Nul ne connaît son cœur,
Nul n'en sait la misère,
Mais l'Esprit vient pour l'habiter.

Nul ne saurait unir
Les enfants de la terre,
Mais l'amour veut tout rassembler »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus s’en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée de Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. » Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et, pour 1a première fois, il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes »

                        Marc 8

 

Seigneur, tu ouvres à ceux qui t’aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfants de Dieu appelés à la liberté : qu’ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l’Église. Amen.

 

* * * * * *

Vendredi 17 février

 

« Pour le don de la terre,
Béni sois-tu, Seigneur !
Du milieu des eaux,
Voici qu'elle apparaît
Au troisième jour,
Un vent fertile la parcourt !

Ta parole ruisselle
En fécondant le sol :
Le long des vallées
Toute semence éclot
Au troisième jour,
Ton Verbe exulte en ce séjour !

À l'Orient de ce monde
Est le jardin d'Eden :
Il attend celui
Qui dort en ton désir
Au troisième jour,
L'homme héritier de ton amour !

Patiemment le grand arbre
Fera mûrir son fruit ;
Et la graine enfin
Sera germe sauveur
Au troisième jour :
Ta vie se donne pour toujours !
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera. Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie ? Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie ? Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges. » Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance »

                        Marc 8 & 9

 

Seigneur, tu nous fais maintenant la grâce de ta louange. Accorde-nous de pouvoir te chanter avec tous les saints, éternellement. Amen.

 

* * * * * *

Samedi 18 février – Bhse Vierge Marie

 

«Toi qui ravis le cœur de Dieu
Et qui l’inclines vers la terre,
Marie, tu fais monter vers lui
Ta réponse en offrande.

Toi qui reçois l’appel de Dieu
Comme une terre la semence,
Tu laisses prendre corps en toi
L’espérance nouvelle.

L’homme a perdu la joie de Dieu
En refusant la ressemblance;
Par toi le Fils nous est donné,
Qui nous rend à son Père.

Vierge bénie qui porte Dieu,
Promesse et gage de l’alliance,
L’amour en toi rejoint nos vies
Et les prend dans la sienne
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est heureux que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le. » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts  »

                        Marc 9

 

Seigneur Jésus, toi qui as choisi pour mère la bienheureuse Vierge Marie, permets qu’assurés de sa protection nous puissions l’honorer d’un cœur joyeux. Amen.

 

* * * * * *

Dimanche 19 février – 7ème T. O.

 

« Béni soit Dieu le Père d'éternité,
Du seuil de sa maison il guette,
Et ses mains s'offrent à la quête
De ses enfants perdus et retrouvés.
Tout l'univers il l'a remis
Au Fils et à l'Esprit,
Et ses deux mains n'auront qu'un seul immense ouvrage :
Nous porter jusqu'au secret de son visage.

Louange au Fils, lumière de vérité,
En lui l'amour de Dieu se donne,
Espace ouvert, pays sans bornes,
Mais dont la croix toujours marque l'entrée.
Tout son désir, en s'oubliant,
C'est d'être seulement
La source de l'Esprit et le reflet du Père
Pour les hommes qui perçoivent son mystère.

Chantons l'Esprit, fontaine de liberté,
Il est, dans notre cœur, murmure
De l'eau qui lave et transfigure
Ceux qui vivront un jour ressuscités.
Tout son désir, en s'oubliant,


C'est d'être seulement
Totale transparence au Père dans sa gloire,
Et présence de Jésus en sa victoire »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait dans l’assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : ’Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire : ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’ ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l’ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. » L’homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil »

                        Marc 2

 

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, de conformer à ta volonté nos paroles et nos actes dans une inlassable recherche des biens spirituels. Amen.

 

* * * * * *

Lundi 20 février – 7ème T. O.

 

« Pure clarté,
Lumière qui ne changes ni ne passes,
C'est toi qui as créé le soleil !
Que son éclat, Dieu caché,
Ouvre une voie pour celui
Qui doit te chercher
Dans l'ombre et la nuit.

Au firmament,
La lune se transforme et puis s'efface,
Mais ton amour demeure à jamais !
Et lorsque l'homme, inconstant,
Tourne et détourne ses pas,
Tu restes présent
Aux nuits de la foi.

Dieu éternel,
La course des étoiles est la mesure
Qui pour le monde ordonne les temps.
Si toute vie sous le ciel
Reste soumise à sa loi,
Nos cœurs sont ouverts
Et libres pour toi.

Maître du temps,
Ta main forme chacun des jours du monde,
Et chacun d'eux nous porte vers toi :
L'amour semé en Adam
Toujours s'accroît et grandit,
Il va déployant
Le corps de ton Christ »

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus, Pierre, Jacques et Jean, en rejoignant les autres disciples, virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? » Un homme dans la foule lui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’ont pas réussi. » Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le auprès de moi. » On l’amena auprès de lui. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit secoua violemment l’enfant ; celui-ci tomba, il se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père : « Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous ! » Jésus reprit : « Pourquoi dire : ‘Si tu peux’... ? Tout est possible en faveur de celui qui croit. » Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance ! » Jésus, voyant que la foule s’attroupait, interpella vivement l’esprit mauvais : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! » L’esprit poussa des cris, secoua violemment l’enfant et sortit. L’enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout. Quand Jésus fut rentré à la maison, seul avec ses disciples, ils l’interrogeaient en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas pu l’expulser ? » Jésus leur répondit : « Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière »

                        Marc 9

 

Nous te prions, Seigneur, toi qui es la vraie lumière et le créateur de la lumière : garde-nous attentifs à ta loi pour que nous vivions dans ta clarté. Amen.

 

* * * * * *

Mardi 21 février – St Pierre Damien

 

« Ne crains pas, petit troupeau
qui transhumes vers le Père,
Jésus Christ te mène
Par les hommes de son choix.

De l’orient à l’occident,
Sans que rien ne les arrête,
Sur les pas du Maître
Ils rassemblent les brebis.

Les amis du Bon Berger
Ne sont pas des mercenaires :
Nuit et jour ils veillent
Et combattent l’Ennemi.

L’Esprit Saint les a remplis
De la force des Apôtres
Et leur voix t’exhorte
A marcher sans défaillir.

Dieu te donne par leurs mains
Le ferment de l’Évangile
Et le Pain de vie:
Tu deviens le Corps du Christ.

Le Seigneur passe avec toi
Dans l’exode vers le Père,
Son amour te mène,
Ne crains pas petit troupeau
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache. Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé »

                        Marc 9

 

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, de suivre les exemples et les exhortations du saint évêque Pierre Damien, afin que, sans rien préférer au Christ, et toujours attentifs à servir ton Église, nous parvenions aux joies de l’éternité. Amen.

 

* * * * * *

Mercredi 22 février – Cendres

 

« Veux-tu renaître d’un vrai repentir ?
Ne crains pas de t’ouvrir
A la brûlure de l’Esprit,
Et tes cendres précaires
Deviendront braise
Pour t’éprendre d’un Dieu
Qui embrase la terre.

Veux-tu revivre par lui et guérir ?
Ne crains pas de t’offrir
Au geste ferme du Potier :
En ses mains ta poussière
Deviendra glaise,
L’œuvre même du Dieu
Qui façonne les siècles.

Veux-tu que germe ta gloire à venir ?
Ne crains pas de mourir
Au monde ancien, aux vains désirs,
Et la grâce nouvelle
Deviendra sève
Pour qu’à l’heure de Dieu
éclose ta lumière
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra »

                        Matthieu 6

 

Accorde-nous, Seigneur, de savoir commencer saintement, par une journée de jeûne, notre entraînement au combat spirituel : que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l’esprit du mal. Amen.

 

* * * * * *

Jeudi 23 février

 

« Point de prodigue sans pardon qui le cherche,
Nul n’est trop loin pour Dieu;
Viennent les larmes où le fils renaît,
Joie du retour au Père.

Point de blessure que sa main ne guérisse,
Rien n’est perdu pour Dieu;
Vienne la grâce où la vie reprend,
Flamme jaillie des cendres.

Point de ténèbres sans espoir de lumière,
Rien n’est fini pour Dieu;
Vienne l’aurore où l’amour surgit,
Chant d’un matin de Pâques
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ? »

                        Luc 9

 

Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu'au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Amen.

 

* * * * * *

Vendredi 24 février

 

« Que passe la charrue
Sur nos landes rebelles,
Sur nos terres en friche!
La Parole ira s’y planter,
Promesse pour le pauvre,
Et pauvreté offerte au riche.

Au feu tout le bois mort,
Que la flamme s’étende
Aux chardons, aux épines!
Et leurs cendres pourront servir
A féconder la terre
Où la Parole prend racine.

Que tombe sur nos sols
De poussière et de roche
Une pluie généreuse!
On verra les feuilles pointer
Et les bourgeons éclore
De la Parole qui nous creuse.

Advienne le soleil
Et vers lui que s’élance
La poussée de la sève!
La Parole nourrit son fruit
D’amour et de justice
Dans la louange qui l’achève
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Les disciples de Jean Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l’Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Et personne ne coud une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve »

                        Matthieu 9

 

Que ta bienveillance nous accompagne, Seigneur, durant ces jours de privation, pour que la discipline imposée à nos corps soit vraiment pratiquée avec amour. Amen.

 

* * * * * *

Samedi 25 février

 

« Quel monde nous habite
Et quel combat se livre
Avec l’ange de Dieu ?
Pourquoi ce corps à corps
Avant le face à face ?
Seigneur, tu nous attends
Sur l’autre rive.
Mais nul ne passe à gué
Sans longue lutte et sans blessure.

Quel monde nous habite
Et quelle nuit s’éclaire
A l’invisible feu ?
Quel est ce cœur à cœur
Avant le face à face ?
Seigneur, tu nous apprends
La vraie prière.
Mais nul ne peut brûler
Si ton Esprit ne le consume.

Quel monde nous habite
Et quel exode mène
Aux approches de Dieu;
Pourquoi le pas à pas
Avant le face à face ?
Seigneur, tu sais le temps
de la rencontre.
Mais nul ne peut durer
Sans consentir à ton absence
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus remarqua un publicain (collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison ; il y avait une grande foule de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu’ils se convertissent »

                        Luc 5  

 

Dieu fort, Dieu éternel, regarde notre faiblesse: pour nous protéger, étends sur nous ta main toute-puissante. Amen.

 

* * * * * *

Dimanche 26 février – 1er du carême

 

« Habitant du désert,
A l’heure du combat
Résiste au Menteur.
Ferme ton oreille à ses ruses
Et avance au nom de Jésus :
Le pain de sa Pâque
T’est offert.

Au sommet du Tabor,
Découvre le secret
Du Fils bien-aimé.
Vois comme il rayonne de gloire,
C’est en lui que Dieu met sa joie.
Lui seul nous libère
De la mort.

Le Seigneur aujourd’hui
Promet de relever
le Temple en trois jours.
Garde sans douter sa parole ;
Il nous parle ici de son Corps,
Son Corps que le Père
glorifie.

Dans ta marche au désert
Regarde sur la croix
Le prix du salut
Dieu pour nous sauver des ténèbres
a donné son Fils bien-aimé :
Contemple sa gloire
Humilié.

Le grain meurt, silencieux…
Comprends devant ses fruits
Le signe donné.
Christ entre nos mains s’abandonne
pour que naisse un monde nouveau :
Il s’offre en prémices
Devant Dieu.

Il est proche le Jour
Où Dieu rassemblera
Ses fils dispersés.
Jour du Christ où passe le peuple
Baptisé dans l’eau et le feu :
O jour de victoire
Pour l’amour !
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »

                        Marc 1

 

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, tout au long de ce Carême, de progresser dans la connaissance de Jésus Christ et de nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle. Amen.

 

* * * * * *

Lundi 27 février

 

« Sois fort, sois fidèle, Israël
Dieu te mène au désert;
C’est lui dont le bras souverain
Ouvrit dans la mer
Un chemin sous tes pas.

Oublie les soutiens du passé,
En lui seul ton appui!
C’est lui comme un feu dévorant
Qui veut aujourd’hui
Ce creuset pour ta foi.

Il veut par-delà le désert,
Te conduire au repos;
Sur toi resplendit à ses yeux
Le sang de l’Agneau
Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,
Marche encor vers ta joie!
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ’Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ’Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle »

                        Matthieu 25

 

Fais-nous revenir à toi, Dieu notre Sauveur, et pour que ce Carême nous soit profitable, ouvre nos esprits à l’intelligence de ta loi. Amen.

 

* * * * * *

Mardi 28 février

 

« Si tu n’étais
Pardon toujours offert,
Et si ton Christ
N’avait pour l’homme autant souffert,
Serions-nous là, pleins de confiance,
Portant les marques de l’errance
Mais revenus vers ton silence ?
Si tu n’étais
Pardon toujours offert....

Si tu n’étais
L’amour au cœur blessé,
Tel que ton Fils
Sur une croix nous l’a montré,
Oserions-nous te nommer Père,
Lever nos fronts vers ta lumière,
Nous qui ne sommes que poussière ?
Si tu n’étais
L’amour au cœur blessé..

Si tu n’étais
Celui qui tend la main,
Et si Jésus
Ne venait rompre encor le pain,
Donnerions-nous un peu du nôtre,
Pourrions-nous croire que le pauvre
Sera premier dans ton Royaume ?
Si tu n’étais
Celui qui tend la main....

Si tu n’étais
La joie de l’univers,
Si ton Soleil
N’avait brillé dans notre hiver,
Aurions-nous part à ta jeunesse,
Marcherions-nous quand le jour baisse
Et que l’angoisse nous oppresse ?
Si tu n’étais
La joie de l’univers....

Et si toi seul
N’étais toujours nouveau,
Si de toi seul
Ne rayonnait l’Astre d’en-haut,
Si ton matin n’allait renaître,
Si parmi tous les chants de fête
Ta voix n’était la plus secrète,
Serais-tu Dieu,
Toi seul, toujours nouveau ?
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié. Que ton Règne vienne ; que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes »

                        Matthieu 6

 

Regarde ta famille, Seigneur ; et fais que notre esprit, affiné par la maîtrise de nos sens, resplendisse à tes yeux du désir de te trouver. Amen.

 

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Mercredi 29 février

 

« Père prodigue,
Tu nous as tout donné,
Toi qui oublies tous nos refus ;
Ouvre nos mains,
Et si nos mains sont vides,
Les tiennes sont chargées
Du seul trésor de ta bonté.

Père invisible,
Tu nous restes caché
Mais à toi rien n’est inconnu ;
Ouvre nos yeux
Sur chacun de tes signes,
Qu’après t’avoir cherché
Nous te voyions dans ta clarté.

Père indicible,
Tu nous es révélé
Dans la parole de Jésus ;
Puisse ta voix
En nous trouver asile,
Et nos cœurs te louer
Pour te nommer en vérité
»

            Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

 

« Comme la foule s’amassait, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l’extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas »

                        Luc 11

 

Regarde, Seigneur, avec bienveillance ton peuple qui cherche à mieux te servir : tandis qu’en nous imposant des privations nous maîtrisons notre corps, permets qu’en agissant selon le bien, nous obtenions un esprit nouveau. Amen.

 

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