Dimanche 1er septembre – 22ème T. O.

« Toi qui remplis de ta lumière
Le jour nouveau,
Jésus, Fils Premier-né,
Ouvre nos yeux pour qu’ils voient
Dans les œuvres du Père
Sa bonté.

Tout fut créé pour que ta grâce
Paraisse au jour,
Et tout nous fut donné,
Cet univers et ton ciel,
Lorsque l’aube pascale
S’est levée.

Toi qui éveilles au cœur du monde
Un chant nouveau,
Jésus Ressuscité,
Donne à nos voix de s’unir
À cette hymne qui monte
Jusqu’à Dieu.

Viens accomplir notre louange,
Viens la saisir
En ton Eucharistie,
Et du levant au couchant
Que ta paix se répande
Sur la terre »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : ‘Cède-lui ta place’ ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes »
Luc 14

Dieu puissant de qui vient tout don parfait, enracine-en nos cœurs l'amour de ton nom ; resserre nos liens avec toi, pour développer ce qui est bon en nous ; veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir. Amen.

* * * * * *

Lundi 2 septembre

« Il n’est de jour qu’en toi, Seigneur,
Le ciel annonce ta clarté.
Que notre amour se renouvelle,
Qu’il trouve en toi la source
De son éternité !

La création doit consentir
Aux nuits qui bornent son éclat :
Le Verbe naît dans nos ténèbres,
Promesse d’une aurore
Qui ne passera pas !

Viens éveiller en nous, Seigneur,
Ce que le jour tenait caché :
La foi grandit aux heures d’ombre
Et cherche le silence
Pour te voir approcher.

Trop de lumières font pâlir
Le feu très doux de ta venue.
Donne ce soir un peu d’enfance
Aux cœurs que tu visites,
Ô Dieu inattendu ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin »
Luc 4

Dieu qui as séparé la lumière et les ténèbres, toi qui as appelé la lumière « jour » et les ténèbres « nuit », arrache aussi nos cœurs à l’obscurité du péché et fais-nous parvenir à la vraie lumière qui est le Christ. Amen.

* * * * * *

Mardi 3 septembre – St Grégoire le Grand

« Toi dont la vie tout entière
Nous transmet son message,
Disciple du Seigneur,
L'Eglise te bénit.
Que ta parole fasse encore
Briller sur nous la lumière
Du Verbe de Dieu.

Tu as puisé ta Sagesse
Dans l'écoute du Livre,
L'Esprit t'a fait goûter
Les mots qui donnent vie.
Avec patience, avec audace,
Tu as scruté le Mystère
Du Verbe fait chair.

Et c'est à lui le seul Maître
Que tu rends témoignage :
"En lui, la vérité,
En lui le Don de Dieu !"
Qu'à ton appel nos voix répondent
En proclamant les merveilles
Du Verbe de vie »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région »
Luc 4

Dieu qui prends soin de ton peuple et le gouvernes avec amour, écoute la prière du pape saint Grégoire ; accorde ton Esprit de sagesse aux hommes chargés de conduire l'Église ; que les progrès de ton peuple saint fassent la joie éternelle de ses pasteurs. Amen.

* * * * * *

Mercredi 4 septembre

« Consentir à l'absence
Comme on se rend à la fête,
Traverser la souffrance
Comme on rejoint qui vous aime.

Contempler l'invisible
Comme on apprend un visage,
Espérer l'impossible
Comme on attend un message.

Écouter le silence
Comme on déchiffre un oracle,
Accueillir l'impuissance
Comme on reçoit un miracle.

Regarder sa faiblesse
Comme on découvre une étoile,
Déployer la tristesse
Comme on envergue une voile.

Présenter ses mains vides
Comme on élève une coupe,
Marcher en terre aride
Comme on approche une source »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs »
Luc 4

Nous t'en prions, Seigneur, toi qui es la vraie lumière et le créateur de la lumière : Garde-nous attentifs à ta loi pour que nous vivions dans ta clarté. Amen.

* * * * * *

Jeudi 5 septembre – Mère Térésa de Calcutta

« Il est bon d'écouter sans défaillance,
Seigneur, ta Parole,
Mais l'abîme du silence
Comme un flot m'environne.
Creuse encor ce grand vide
Où montera parfois,
Frêle et timide,
Le murmure inlassable de ta voix.

Il est bon de guetter sans lassitude,
Seigneur, ton passage,
Mais l'attente est solitude
Et combat sans relâche.
Se peut-il que ta grâce
Me donne ce délai
Pour que je passe
Tous mes jours à renaître dans la paix ?

Il est bon de chercher avec patience,
Seigneur, ton visage,
Mais si grande est la distance
Jusqu'à l'autre rivage.
Se peut-il que tu fasses
De cette immensité
L'unique espace
Où s'élance vers toi ma liberté ? »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent »
Luc 5

Dieu qui ne cesses de créer l’univers, tu as voulu associer l’homme à ton ouvrage ; regarde le travail que nous avons à faire : qu’il nous permette de gagner notre vie, qu’il soit utile à ceux dont nous avons la charge et serve à l’avènement de ton Royaume. Amen.

* * * * * *

Vendredi 6 septembre

« Entendez-vous dans le lointain
le chant secret de l'océan ?
Seigneur Jésus,
tu viens murmurer ton amour.

Entendez-vous dans votre hiver
craquer le gel, crier le vent ?
Seigneur Jésus,
tu viens triompher de nos peurs.

Entendez-vous dans le désert
l'appel inquiet du voyageur ?
Seigneur Jésus,
tu viens fortifier notre espoir.

Entendez-vous au bord du puits
se recueillir le cœur de l'eau ?
Seigneur Jésus,
tu viens rassembler notre vie.

Entendez-vous quand tout se tait
battre le sang du Bien-aimé ?
Seigneur Jésus,
tu viens nous brûler de ton Feu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon »
Luc 5

Seigneur, répands ta lumière dans nos esprits, pour que nous soyons toujours fidèles à te servir, puisque c’est toi qui nous as créés dans ta sagesse et qui nous diriges avec amour. Amen.

* * * * * *

Samedi 7 septembre – Bhse Vierge Marie

« Vierge très pauvre,
Tu trouves grâce
Devant ton Dieu
Et devant lui tu t’effaces
Pour qu’il soit l’hôte
De ceux qui t’aiment.

Vierge très pure,
Tu nous reflètes
Le jour de Dieu !
Et sa lumière pénètre
Dans l’âme obscure
Qui te regarde.

Vierge très douce,
En toi rayonne
Le cœur de Dieu,
Et sa tendresse environne
Celui qui souffre
Et qui t’implore.

Vierge très sainte,
A qui t’appelle
Tu montres Dieu,
Et près de toi se réveille
La flamme éteinte
De la prière »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat »
Luc 6

Écoute-nous, Seigneur, et accorde-nous la paix profonde que nous te demandons. Ainsi en te cherchant tous les jours de notre vie, et soutenus par la prière de la Vierge Marie, nous parviendrons sans encombre jusqu’à toi. Amen.

* * * * * *

Dimanche 8 septembre – 23ème T. O.

« Christ est vivant, son jour se lève,
Resplendissant comme un flambeau ;
Acclamons l’Agneau véritable
Dont le sang nous a rachetés.

L’Esprit déjà nous fait renaître,
Nous purifiant des vieux ferments ;
Célébrons la Pâque nouvelle
Désirée d’un ardent désir.

Prenons le pain, buvons la coupe
L’Amour vainqueur nous y convie ;
Recevons l’unique héritage
Dieu lui-même nous est livré !

Voici l’Époux, il nous appelle,
Relevons-nous d’entre les morts !
Accueillons Celui qui s’avance :
Notre vie sera chant nouveau »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple»
Luc 14

Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et faire de nous tes enfants d'adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle. Amen.

* * * * * *

Lundi 9 septembre

« Il viendra,
Un soir
Où nul ne l'attend plus,
Peut-être.
Appelé par son nom,
Quelqu'un tressaillira.
Au cœur sans mémoire
Qu'un temps soit accordé
Pour qu'il se souvienne.

Il viendra,
Un soir
Pareil à celui-ci,
Peut-être.
À l'orient, devant lui,
Le ciel s'embrasera.
Au pauvre allez dire
Que tout s'accomplira
Selon la promesse.

Il viendra,
Un soir
Où rôde le malheur,
Peut-être.
Ce soir-là, sur nos peurs,
L'amour l'emportera.
Croyez l'impossible
Car rien n'est compromis
De votre espérance.

Il viendra :
Un soir
sera le dernier soir
Du monde.
Un silence d'abord,
Et l'hymne éclatera.
Un chant de louange
Sera le premier mot
Dans l'aube nouvelle »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout. Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? » Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus »
Luc 6

Seigneur, Père très saint, tu as voulu que ton propre Fils soit la rançon de notre salut ; accorde-nous de vivre avec lui si bien que notre communion à ses souffrances nous fasse ressentir les effets de sa résurrection. Amen.

* * * * * *

Mardi 10 septembre

« Il n’est de jour qu’en toi, Seigneur,
Le ciel annonce ta clarté.
Que notre amour se renouvelle,
Qu’il trouve en toi la source
De son éternité !

La création doit consentir
Aux nuits qui bornent son éclat :
Le Verbe naît dans nos ténèbres,
Promesse d’une aurore
Qui ne passera pas !

Viens éveiller en nous, Seigneur,
Ce que le jour tenait caché :
La foi grandit aux heures d’ombre
Et cherche le silence
Pour te voir approcher.

Trop de lumières font pâlir
Le feu très doux de ta venue.
Donne ce soir un peu d’enfance
Aux cœurs que tu visites,
Ô Dieu inattendu ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous »
Luc 6

Dieu qui as séparé la lumière et les ténèbres, toi qui as appelé la lumière « jour » et les ténèbres « nuit », arrache aussi nos cœurs à l’obscurité du péché et fais-nous parvenir à la vraie lumière qui est le Christ. Amen.

* * * * * *

Mercredi 11 septembre

« Mon Dieu,
Mon Père,
Seul présent et seul à venir,
Dans le bonheur et dans l’épreuve
Je n’oublie pas de te bénir.

Mon Dieu,
Mon Père,
Toi l’auteur du monde créé,
Toi l’espérance au cœur de l’homme,
Je n’oublie pas de te chanter.

Mon Dieu,
Mon Père,
Je me souviens de ton désir.
Distrait de toi par tant de tâches,
Je n’oublie pas de te choisir.

Mon Dieu,
Mon Père,
Par Jésus tu nous as sauvés.
Avec les mots de l’Évangile
Je n’oublie pas de te prier.

Mon Dieu,
Mon Père,
Ton enfant espère le jour
De te connaître face à face.
Je n’oublie pas ta loi d’amour »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes »
Luc 6

Seigneur, tu demandes à ton Église d’être le lieu où l’Évangile est annoncé en contradiction avec l’esprit du monde. Donne à tes enfants assez de foi pour ne pas déserter mais témoigner de toi devant les hommes en prenant appui sur ta parole. Amen.

* * * * * *

Jeudi 12 septembre

« Dès le matin, Seigneur,
Ta Parole, comme une source,
Coule dans notre cœur
Et nous murmure ta Présence.

Dès le matin, Seigneur,
Ta Parole, comme la manne,
Nourrit les baptisés
Du Pain de Vie de ton Alliance.

Dès le matin, Seigneur,
Ta Parole, comme une épée,
Tranche, pour libérer
De toute mort nos existences.

Jusqu’au Matin, Seigneur,
Ta Parole, comme une flamme,
Guide tous tes enfants
Sur le chemin de la Rencontre »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous »
Luc 6

Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Amen.

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Vendredi 13 septembre – St Jean Chrysostome

« Au premier matin de ce temps,
Le souffle saint jouait sur l’eau.
En séparant la vie du chaos,
Il préparait, du monde, le chant.

Au premier matin de ce temps,
La voix de Dieu chantait sur l’eau.
Il ordonna et tout était beau,
Dans ce jardin, créé pour Adam.

En l’ultime nuit de ce temps,
Dieu en son cœur reçoit son Fils.
Devant le corps d’Adam endormi,
Du crucifié, il pleure le chant.

Au dernier matin de ce temps,
Le chant de Dieu dans le jardin,
Nous ouvrira l’ultime festin,
Hymne de joie, pour tous les vivants »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère »
Luc 6

Dieu éternel et tout-puissant, tu es la lumière de toutes les lumières, et le jour qui ne finit pas ; dès le matin de ce jour nouveau nous te prions : que la clarté de ta présence, en chassant la nuit du péché, illumine nos cœurs. Amen.

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Samedi 14 septembre – Exaltation de la Sainte Croix

« Ainsi qu'un arbre foudroyé
—Un tronc seulement,
Et deux branches—
Voici la croix dressée,
Qui porte au-devant du Père
Son fruit dérisoire et précieux,
Et vers la terre elle se penche.

Le sang et l'eau coulent pour nous
Du fruit transpercé
Par la lance:
Perdu mais retrouvé,
C'est l'arbre de la Genèse
Qui donne au croyant de goûter,
Avec la vie, la connaissance.

Et si le temple est l'univers,
La croix est l'autel
Où le prêtre
Lui-même s'offre à Dieu,
Et veut tenir sa promesse
D'offrir avec lui dans l'amour
Ceux que sa mort a fait renaître.

Salut, ô croix de Jésus-Christ,
Toi seule es pour nous
L'espérance:
Signal de ralliement
Planté au milieu des peuples,
Échelle dressée dans le ciel,
Où Dieu prend l'homme en son alliance »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé »
Jean 3

Tu as voulu, Seigneur, que tous les hommes soient sauvés par la croix de ton Fils ; permets qu'ayant connu dès ici-bas ce mystère, nous goûtions au ciel les bienfaits de la rédemption. Amen.

* * * * * *

Dimanche 15 septembre – 24ème T. O.

« Allez aujourd'hui vers la joie qui s'avance :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il renaît en lui,
L'éternelle enfance.

Elle est consommée
L'œuvre des sept jours
Dans l'éveil du dimanche !
Le temps peut reprendre son cours
Mais tout est transformé.
Voici de nouveaux signes :
Le Pain, semence
Des moissons de Dieu,
Et le vin, sève de sa vigne.

Vivez aujourd'hui la mémoire pascale :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il fait route en lui,
sa patrie natale.

Elle est accomplie
L'œuvre du Vivant
Qu'annonçait la promesse !
À nous de puiser maintenant
Nos vivres dans sa vie.
L'amour tient table ouverte,
Sa voix nous presse
Au festin de Dieu :
Jour de joie, jour de Pâque offerte !

Chantez aujourd'hui l'indicible merveille :
Christ est ressuscité !
Et l'homme découvre, s'il se perd en lui
Une vie nouvelle »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »
Luc 15

Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous, et pour que nous ressentions l'effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un cœur sans partage. Amen.

* * * * * *

Lundi 16 septembre – Sts Corneille & Cyprien

« Dans la faiblesse de Dieu,
Les martyrs ont puisé la force ;
Leurs pas dans les pas du Sauveur,
Ils affrontent l’Adversaire.


Enveloppés de tourments,
Ils redisent le nom du Père ;
Au long du combat pour la foi
Se consomme leur baptême.

Près de la croix de Jésus,
Il rejoignent Marie, sa mère ;
Témoins d’un Seigneur humilié,
Ils pénètrent son mystère.

Leur Défenseur est vivant,
La lumière espérée se lève ;
La mort a perdu son pouvoir
Et la paix les transfigure»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé »
Luc 7

Seigneur, tu as donné à ton peuple, dans les saints Corneille et Cyprien, des pasteurs dévoués et d’invincibles martyrs ; à leur prière, fortifie notre courage et notre foi, et accorde-nous de travailler avec empressement pour l’unité de l’Église. Amen.

* * * * * *

Mardi 17 septembre

« À la mesure sans mesure
De ton immensité
Tu nous manques, Seigneur.
Dans le tréfonds de notre cœur
Ta place reste marquée
Comme un grand vide, une blessure.

À l'infini de ta présence
Le monde est allusion,
Car tes mains l'ont formé.
Mais il gémit, en exilé,
Et crie sa désolation
De n'éprouver que ton silence.

Dans le tourment de ton absence,
C'est toi déjà, Seigneur,
Qui nous a rencontrés.
Tu n'es jamais un étranger,
Mais l'hôte plus intérieur
Qui se révèle en transparence.

Cachés au creux de ton mystère,
Nous te reconnaissons
Sans jamais te saisir.
Le pauvre seul peut t'accueillir,
D'un cœur brûlé d'attention,
Les yeux tournés vers ta lumière »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région »
Luc 7

Tu demandes à l’humanité, Dieu créateur, de se perfectionner de jour en jour et d’achever par son travail l’œuvre immense de la création ; aide-nous à faire que tous les hommes aient des conditions de travail qui respectent leur dignité : qu’en s’efforçant d’améliorer leur propre sort, ils agissent avec un esprit de solidarité et de service. Amen.

* * * * * *

Mercredi 18 septembre

«Tel un brouillard qui se déchire
Et laisse émerger une cime,
Ce jour nous découvre, indicible,
Un autre jour, que l’on devine.

Tout rayonnant d’une promesse,
Déjà ce matin nous entraîne,
Figure de l’aube éternelle,
Sur notre route quotidienne.

Vienne l’Esprit pour nous apprendre
À voir dans ce jour qui s’avance
L’espace où mûrit notre attente
Du jour de Dieu, notre espérance »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste »
Luc 7

Souviens-toi, Seigneur, de ton Alliance scellée dans le sang de ton Fils, rappelle à ton peuple le pardon que tu lui offres, et rends-lui la joie d'être sauvé. Amen.

* * * * * *

Jeudi 19 septembre

« Au premier matin de ce temps,
Le souffle saint jouait sur l’eau.
En séparant la vie du chaos,
Il préparait, du monde, le chant.

Au premier matin de ce temps,
La voix de Dieu chantait sur l’eau.
Il ordonna et tout était beau,
Dans ce jardin, créé pour Adam.

En l’ultime nuit de ce temps,
Dieu en son cœur reçoit son Fils.
Devant le corps d’Adam endormi,
Du crucifié, il pleure le chant.

Au dernier matin de ce temps,
Le chant de Dieu dans le jardin,
Nous ouvrira l’ultime festin,
Hymne de joie, pour tous les vivants »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »
Luc 7
Seigneur, notre Dieu, tu nous as envoyé ton Fils Jésus : dans nos ténèbres, il a fait jaillir la lumière de sa vie ; qu’il nous réveille maintenant de tout sommeil, qu’il nous relève de toute mort. Grâce à lui, nous vivrons pour toi et nous marcherons vers ton Royaume. Amen.

* * * * * *

Vendredi 20 septembre – Sts André Kim et compagnons

« Donner sa vie
Pour la gloire de t’aimer.
Donner sa vie
Pour le droit de te nommer
A la face de la terre,
Jésus, Roi humilié !

Offrir sa peur
Dans les larmes, dans le sang.
Offrir sa peur,
Sacrifice d’innocent,
A l’image du seul Maître,
Jésus, le supplicié !

Mourir témoin,
Aujourd’hui comme autrefois.
Mourir témoin,
Pour que vive notre foi,
Et chanter notre espérance
Jésus, le crucifié !

Jésus, ta mort
Est ferment de liberté.
Jésus, ta mort
Nous promet l’éternité !
Donne-nous ta mort à vivre
Jésus, ressuscité ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources »
Luc 8

Dieu, créateur et sauveur de toutes les nations, tu as appelé le peuple de Corée à la foi catholique pour qu'il entre dans le peuple de tes fils, et tu l'as fait grandir par le glorieux témoignage de tes saints martyrs André, Paul et leurs compagnons ; à leur exemple et à leur prière, accorde-nous de persévérer, nous aussi, jusqu'à la mort, dans la fidélité à tes commandements. Amen.

* * * * * *

Samedi 21 septembre – St Matthieu

« Cet homme assis,
lié par le profit,

ce publicain,
ce hors-la-loi,
méprisé par les justes,
cet homme-là, Seigneur,
tu l'appelles par son nom;
et laissant tout,
il te suit.

Le Seigneur est bon !
Il montre au pécheur le chemin.


Je trouve dans la voie de tes exigences
plus de joie que dans toutes les richesses.

Je marcherai librement
car je cherche tes préceptes.

Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent »

Tropaire C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs »
Matthieu 9

Dans ta miséricorde inépuisable, Seigneur, tu as choisi le publicain Matthieu pour en faire un Apôtre ; donne-nous, par sa prière et à son exemple, de suivre le Christ et de nous attacher à lui fermement. Amen.

* * * * * *

Dimanche 22 septembre – 25ème T.O.

« Béni soit Dieu le Père d'éternité,
Du seuil de sa maison il guette,
Et ses mains s'offrent à la quête
De ses enfants perdus et retrouvés.
Tout l'univers il l'a remis
Au Fils et à l'Esprit,
Et ses deux mains n'auront qu'un seul immense ouvrage :
Nous porter jusqu'au secret de son visage.

Louange au Fils, lumière de vérité,
En lui l'amour de Dieu se donne,
Espace ouvert, pays sans bornes,
Mais dont la croix toujours marque l'entrée.
Tout son désir, en s'oubliant,
C'est d'être seulement
La source de l'Esprit et le reflet du Père
Pour les hommes qui perçoivent son mystère.

Chantons l'Esprit, fontaine de liberté,
Il est, dans notre cœur, murmure
De l'eau qui lave et transfigure
Ceux qui vivront un jour ressuscités.
Tout son désir, en s'oubliant,
C'est d'être seulement
Totale transparence au Père dans sa gloire,
Et présence de Jésus en sa victoire »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.’ Le gérant se dit en lui-même : ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.’ Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : ‘Combien dois-tu à mon maître ?’ Il répondit : ‘Cent barils d’huile.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.’ Puis il demanda à un autre : ‘Et toi, combien dois-tu ?’ Il répondit : ‘Cent sacs de blé.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu, écris 80 ’ . Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent »
Luc 16

Seigneur, tu as voulu que toute la loi consiste à t'aimer et à aimer son prochain : donne-nous de garder tes commandements, et de parvenir ainsi à la vie éternelle. Amen.

* * * * * *

Lundi 23 septembre – St Padre Pio

« Quel amour saisit le disciple
Et l’emplit de lumière ?
Quelle parole indicible
Le pénètre ?
Il reconnaît en chaque homme son frère,
En chaque frère son Maître.

Son regard, son cœur, alors s’ouvrent,
Il n’a plus de défense ;
Le vent de Pâque s’engouffre
Par la brèche :
Il faut aller et porter l’espérance,
Donner tout, rejoindre l’homme en sa détresse.

C’est ta voix, Seigneur, qui l’appelle
Au service du pauvre ;
C’est ton amour que révèle
Sa réponse ;
C’est ta passion qu’il découvre dans l’autre,
Et ta divine compassion qu’il annonce.

Maintenant sa vie prend racine
Au profond de la tienne ;
Aux fruits de l’arbre on devine
Le temps proche.
Ton souffle passe et le prend à lui-même,
Jésus, tu viens pour la dernière récolte »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé »
Luc 8

Dieu éternel et tout-puissant, par une grâce particulière tu as donné à saint Pio de participer à la croix de ton Fils, et, par son ministère de prêtre, tu as renouvelé les merveilles de ta miséricorde ; par son intercession, nous te prions : à nous qui sommes associés aux souffrances du Christ accorde la joie de parvenir à la gloire de sa résurrection. Amen.

* * * * * *

Mardi 24 septembre

« Dans le matin qui se lève
Nous sommes devant toi,
Louant ton nom de Père,
Et notre aube se tourne
Vers la source cachée
De la lumière.

Quand le plein jour illumine
Nous sommes devant toi,
Soleil qui nous fascines ;
L'univers te rend gloire
Et l'Esprit dans nos cœurs
Poursuit son hymne.

Quand sur nous l'ombre s'avance
Nous sommes devant toi,
Vivant de ton silence,
Mais nos chants vont renaître
En réponse d'amour
À ta présence.

Et quand la nuit étincelle
Nous sommes devant toi,
Clarté originelle ;
Nos louanges célèbrent
Au-delà de ce temps
L'aube éternelle.

Déjà s'approche ton heure
Nous sommes devant toi,
Tournés vers ta demeure,
Le cœur prêt à répondre
Quand la source dira :
« Viens vers le Père ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique »
Luc 8

Dieu puissant de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l'amour de ton nom ; resserre nos liens avec toi, pour développer ce qui est bon en nous ; veille sur nous avec sollicitude, pour protéger ce que tu as fait grandir. Amen.

* * * * * *

Mercredi 25 septembre

« Il est proche
Celui qui est au-delà de tout,
Il est proche
Puisqu'il est amour.
Le Dieu créateur
A chaque instant,
Nous façonne.

Il est proche
Celui qui vient chaque jour à nous,
Il nous donne
Son Fils bien-aimé.
Le Verbe éternel
Pour nous sauver
S'est fait homme.

Il est proche
Celui qui est le Dieu juste et saint
Il pardonne,
Il envoie l'Esprit.
L'image perdue,
Renait en nous
Et rayonne »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons »
Luc 9

Tu as voulu, Seigneur, que la puissance de l’Évangile travaille le monde à la manière d’un ferment ; veille sur tous ceux qui ont à répondre à leur vocation chrétienne au milieu des occupations de ce monde : qu’ils cherchent toujours l’Esprit du Christ, pour qu’en accomplissant leurs tâches d’hommes, ils travaillent à l’avènement de ton Règne. Amen.

* * * * * *

Jeudi 26 septembre

« Bientôt l'aurore se lèvera
Et la puissance
De l'espérance
Perce la nuit.

Déjà les hommes reprennent cœur
Pour le combat interrompu !
Dans la violence
De la confiance
Passe l'Esprit.

Tenant la veille auprès du Seigneur
Nous rappelons la mort du grain !
Que la patience
De la semence
Donne l'épi.

La nuit avive notre désir
De voir monter le dernier jour !
Par sa présence,
Dans le silence,
Dieu nous séduit »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir »
Luc 9

Seigneur, notre Dieu, tu nous as envoyé ton Fils Jésus : dans nos ténèbres, il a fait jaillir la lumière de sa vie ; qu'il nous réveille maintenant de tout sommeil, qu'il nous relève de toute mort. Grâce à lui, nous vivrons pour toi et nous marcherons vers ton Royaume. Amen.

* * * * * *

Vendredi 27 septembre – St Vincent de Paul

« Quel amour saisit le disciple
Et l’emplit de lumière ?
Quelle parole indicible
Le pénètre ?
Il reconnaît en chaque homme son frère,
En chaque frère son Maître.

Son regard, son cœur, alors s’ouvrent,
Il n’a plus de défense ;
Le vent de Pâque s’engouffre
Par la brèche :
Il faut aller et porter l’espérance,
Au peuple immense des pauvres.

C’est ta voix, Seigneur, qui l’appelle
A servir les plus humbles ;
C’est ton amour que révèle
Sa réponse ;
C’est ta passion qu’il découvre dans l’autre,
Ta compassion qu’il annonce.

Maintenant sa vie prend racine
Au profond de la tienne ;
Aux fruits de l’arbre on devine
Le temps proche.
Ton souffle passe et le prend à lui-même,
Pour ton ultime récolte »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. » Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne, et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite »
Luc 9

Seigneur, tu as donné à saint Vincent de Paul toutes les qualités d'un apôtre pour secourir les pauvres et former les prêtres ; accorde-nous une pareille ardeur pour aimer ce qu'il a aimé et pratiquer ce qu'il a enseigné. Amen.*

* * * * *

Samedi 28 septembre – Bhse Vierge Marie

« Tu es belle, ô Marie,
Eve nouvelle,
Jamais femme n’a tant reçu,
Aucune n’a tant donné,
O Vierge heureuse d’avoir cru.


Tu es douce, ô Marie,
Humble servante,
Jamais femme n’a tant aimé,
Aucune n’a tant donné,
En ta maison Dieu se complaît.
Tu es mère, ô Marie,
Toujours présente,
Jamais femme n’a tant souffert,
Aucune n’a tant donné,
Debout quand meurt son premier-né.
Tu es sainte, ô Marie,
Comblée de grâce,
Jamais femme n’a tant prié,
Aucune n’a tant donné,
Jésus ton Fils nous a sauvés »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples : « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette paroe »
Luc 9

Que vienne à notre aide, Seigneur, la prière maternelle de la bienheureuse Vierge Marie, qu’elle nous obtienne la joie de vivre dans la paix, délivrés de tous les périls. Amen.

* * * * * *

Dimanche 29 septembre – 26ème T.O.

« Ô Père des siècles du monde,
Voici le dernier-né des jours
Qui monte
À travers nous, à la rencontre
Du Premier-né de ton amour.

C’est lui qui pour toi fit éclore,
C’est lui qui devant toi chantait
L’aurore,
Quand il n’était pas d’homme encore
Pour avoir part à sa beauté.

Par lui tout demeure en genèse,
Nos jours dans leur vieillissement
Se dressent
À leur éveil vers sa jeunesse,
Car il se lève à l’Orient.

C’est lui qui sans cesse ranime,
C’est lui qui sur les temps maintient
Cette hymne
Émerveillée dès l’origine
Devant l’ouvrage de tes mains.

Voici la nouvelle lumière
Montant au plus secret des corps ;
Ô Père,
Envoie le souffle sur la terre
Du Premier-né d’entre les morts »
Hymne CNPL (Patrice de la Tour du Pin)

« En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : ‘Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’ Le riche répliqua : ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !’ Abraham lui dit : ‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.’ Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus »
Luc 16

Dieu éternel et tout-puissant, tu es la lumière de toutes les lumières, et le jour qui ne finit pas ; dès le matin de ce jour nouveau nous te prions : que la clarté de ta présence, en chassant la nuit du péché, illumine nos cœurs. Amen.

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Lundi 30 septembre – St Jérôme

« Toi dont la vie tout entière
Nous transmet son message,
Disciple du Seigneur,
L'Eglise te bénit.
Que ta parole fasse encore
Briller sur nous la lumière
Du Verbe de Dieu.

Tu as puisé ta Sagesse
Dans l'écoute du Livre,
L'Esprit t'a fait goûter
Les mots qui donnent vie.
Avec patience, avec audace,
Tu as scruté le Mystère
Du Verbe fait chair.

Et c'est à lui le seul Maître
Que tu rends témoignage :
"En lui, la vérité,
En lui le Don de Dieu !"
Qu'à ton appel nos voix répondent
En proclamant les merveilles
Du Verbe de vie »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. » Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. » Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous »
Luc 9

Dieu qui as donné à saint Jérôme de goûter la sainte Écriture et d'en vivre intensément, fais que ton peuple soit davantage nourri de ta Parole et trouve en elle une source de vie. Amen.

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