Bienheureux Guerric d’Igny (1070 – 1157)
Jésus, Lumière de la Vie, est ressuscité !


Qui donc serait assez paresseux et tiède pour entendre aujourd’hui ce chant porteur de toute joie : « Le Christ est ressuscité ! », sans en être tout entier soulevé de bonheur, et entièrement ranimé et réchauffé en esprit ?
Bien plus, « mon cœur et ma chair ont exulté dans le Dieu vivant », moi qui tout entier était dans la tristesse et le découragement en voyant Jésus mort.
Sa sortie du tombeau n’est pas un gain médiocre pour ma foi, ni un maigre bénéfice pour ma joie !
Voici en effet qu’on le reconnaît comme le Dieu vivant, lui qu’on pleurait peu auparavant comme un homme mort.
Mon cœur se lamentait de ce qu’on l’avait tué, mais maintenant non seulement mon cœur tressaille d’allégresse de le savoir vivant, mais aussi ma chair, car elle possède grâce à lui la certitude de sa propre résurrection et de sa propre immortalité.
Ô mon âme, entends le Christ te dire : « Je me suis endormi, et me voici réveillé ! Lève-toi donc, toi qui dors, ressuscite d’entre les morts, et le Christ t’illuminera ! »

3ème sermon pour la Résurrection du Seigneur