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Le mot de Mère Abbesse


Juillet et le début des vacances pour beaucoup, même si certains sont déjà partis, voire revenus. Que faire de ce temps « libre » où l’activité professionnelle est stoppée pour un moment, où les études sont terminées pour quelques mois ou pour toujours pour ceux qui ont la chance d’entrer dans le monde du travail. Ce temps, il est là pour se refaire, se reposer de tout ce qui a été vécu au jour le jour durant les mois d’activité, pour se rencontrer en famille, avec des amis, renouer des liens, se ressourcer aussi. Car si le corps a besoin de détente, l’être profond lui aussi a besoin d’être nourri, réconforté.
Certains vont partir, d’autres non. Certains vont s’évader, voyager, marcher, découvrir la beauté des paysages, créer des liens ; d’autres vont rester face à leur environnement de tous les jours, sans vrais moyens pour vivre autre chose ; d’autres vont s’étourdir dans des plaisirs passagers et futiles. L’essentiel, cependant, n’est pas dans la quantité de choses à faire mais dans la qualité d’être, dans cet accroissement d’être qui fait que l’on devient de plus en plus soi-même, que l’on acquiert une stature humaine et spirituelle de plus en plus réelle.
L’homme est un être en chemin, humainement et spirituellement. Il n’a jamais fini d’être transformé pour être conformé à Celui qui donne sens à toute vie, Dieu. C’est le labeur de sa vie de se laisser façonner par plus grand que lui. Alors, pourquoi ne pas prendre, durant ce temps de vacances, un temps de retraite, un temps de retrait dans le silence, un temps de formation humaine et spirituelle, un temps de fécondité, un temps où l’on se pose pour faire la vérité de ce que l’on est ? Un temps qui permettra de repartir de manière plus affermie, plus libre, plus disponible pour une nouvelle année.

Mère Marie Christine