Mardi 1er novembre - Toussaint

« Splendeur du paradis en fête:
Devant le trône de Dieu
Les anges par myriades,
Illuminés de la gloire du Christ.

Partis depuis les jours antiques,
Chantant l'amour du Seigneur,
Prophètes, patriarches
Sont arrivés au pays de leur foi.

Les pauvres, les chercheurs du Règne,
Tournés vers le Fils de David,
Annoncent la victoire
Du sang divin qui les a rassemblés.

Servante rayonnant la gloire
Du Dieu qu'elle a enfanté,
La Vierge souveraine
Présente au Roi les pécheurs purifiés.

Au cœur de la cité nouvelle
La voix des fils du Très-Haut
Résonne près du fleuve
Pour célébrer leur Sauveur et leur Dieu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Matthieu 5

Dieu éternel et tout-puissant, tu nous donnes de célébrer dans une même fête la sainteté de tous les élus ; puisqu'une telle multitude intercède pour nous, réponds à nos désirs, accorde-nous largement tes grâces. Amen.

Mercredi 2 novembre – Tous les défunts

« Dieu, tu révèles ta lumière
A ceux qui passent par la nuit ;
Béni sois-tu
Pour les yeux qui s'ouvrent aujourd'hui
Dans la terre nouvelle :
Ils te rencontrent, Dieu vivant !

Gloire à toi, Seigneur,
Lumière du Royaume !
G

Tu leur dévoiles ton visage
Après l'Exode et la Nuée;
Béni sois-tu
Pour les yeux où danse un reflet
De l'aurore pascale :
Ils te contemplent, Dieu vivant !

Gloire à toi, Seigneur,
Lumière du Royaume !

Tu leur découvres ta présence
Et l'allégresse des sauvés ;
Béni sois-tu
Pour les morts qui trouvent la paix
Dans la joie de tes Noces :
Ils sont ta gloire, Dieu vivant !

Gloire à toi, Seigneur,
Lumière du Royaume !


Tu les attires en ton Mystère
Avec la force de l'Esprit;
Béni sois-tu
Pour les corps où monte la vie
Jusqu'à l'Aube éternelle :
Ils ressuscitent, Dieu vivant!

Gloire à toi, Seigneur,
Lumière du Royaume !
»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l'heure vient — et c'est maintenant — où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme. Ne soyez pas surpris ; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront : ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés »
Jean 5

Écoutes nos prières avec bonté, Seigneur : fais grandir notre foi en ton Fils ressuscité des morts, pour que soit plus vive aussi notre espérance en la résurrection de tous nos frères défunts. Amen.

Jeudi 3 novembre

« O Dieu vivant, tu fis le jour
Par la clarté de ta lumière.
Dans le déclin de ce jour-ci,
Nous appelons encor ta gloire.

Le soir approche et le soleil
Reconnaît l’heure où il se couche.
Plongeant le monde dans la nuit,
Il suit la loi qui est la sienne.

Mais toi, Seigneur et Dieu Très-Haut,
Entends la voix de ta famille.
Elle a porté le poids du jour,
Que les ténèbres ne l’accablent.

Tandis que veille en nous l’Esprit,
Tous les faux-jours du siècle passent.
Fais qu’en ta grâce nous gardions
Le cœur ouvert à ta lumière »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit »
Luc 15

Seigneur, notre Dieu, tu nous as envoyé ton Fils Jésus : dans nos ténèbres, il a fait jaillir la lumière de sa vie ; qu'il nous réveille maintenant de tout sommeil, qu'il nous relève de toute mort. Grâce à lui, nous vivrons pour toi et nous marcherons vers ton Royaume. Amen.

Vendredi 4 novembre - – St Charles Borromée

« Ne crains pas, petit troupeau
qui transhumes vers le Père,
Jésus Christ te mène
Par les hommes de son choix.

De l’orient à l’occident,
Sans que rien ne les arrête,
Sur les pas du Maître
Ils rassemblent les brebis.

Les amis du Bon Berger
Ne sont pas des mercenaires:
Nuit et jour ils veillent
Et combattent l’Ennemi.

L’Esprit Saint les a remplis
De la force des Apôtres
Et leur voix t’exhorte
A marcher sans défaillir.

Dieu te donne par leurs mains
Le ferment de l’Évangile
Et le Pain de vie:
Tu deviens le Corps du Christ.

Le Seigneur passe avec toi
Dans l’exode vers le Père,
Son amour te mène,
Ne crains pas petit troupeau »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus disait aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris 80.” Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière »
Luc 16

Maintiens dans ton peuple, Seigneur, l’esprit qui animait saint Charles Borromée ; ainsi ton Église, sans cesse renouvelée et toujours plus fidèle à l’Évangile, pourra montrer au monde le vrai visage du Christ. Amen.

Samedi 5 novembre – Bhse Vierge Marie

« Vierge Marie, ô Notre Dame,
Qui t’appelle sans être écouté ?
Tu sais l’espérance et la crainte
dont est rempli le cœur humain.
Reine du ciel, humble servante
Conduis-nous à Jésus Christ,
Toi qui reflètes sa lumière
Sur ceux qui marchent dans la nuit
Mère du Christ, ô notre Mère
Montre nous comment aimer ton Fils,
Fais nous découvrir dans le pauvre
Le vrai visage du Seigneur.
Ouvre nos yeux à la détresse
De celui qui chaque jour
Porte le poids de sa misère,
Et qui demande notre amour.

Vierge Marie, comblée de grâce,
Que la paix promise à Noël
S’étende aujourd’hui sur la terre
Dans la confiance et le pardon.
Dieu est fidèle à sa parole …
Que ta foi inébranlée,
Soit une force pour la nôtre :
L’amour fera germer la paix »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu »
Luc 16

Sois attentif, Seigneur, à la louange et à la prière que nous te présentons aujourd’hui en faisant mémoire de la Vierge Marie : rends-nous capables d’accueillir comme elle le mystère de notre rédemption. Amen.

Dimanche 6 novembre – 32ème T. O.

« Voici le jour,
Le jour semé au premier jour,
Le jour vainqueur !
Eveillez-vous d'entre les morts !
La mort est morte, vous vivrez !

Voici le jour,
Le jour promis à Abraham,
Le jour de Dieu !
Eveillez-vous, peuples bénis !
Toute promesse est accomplie.

Voici le Jour,
Le jour du Prince de la vie,
Le jour du Christ !
Eveillez-vous, enfants de Dieu,
La nuit s'achève maintenant.

Voici le jour,
Le jour unique entre le jour,
Le jour présent !
Eveillez-vous, saisissez-le,
Puis à l'amour offrez l'amour ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui »
Luc 20

Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans entrave, ni d'esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté. Amen.

Lundi 7 novembre

« Bien au-delà du jour qui passe,
Traversant heurs et malheurs,
Nos yeux cherchent un ailleurs :
Savent-ils ce qu'ils pourchassent ?
Ni le visage de la terre,
Ni le ciel et ses humeurs
N'ont suffi à leur bonheur :
Qui pourrait les satisfaire ?

À regarder les jeux du monde,
Semés d'ombre et de clarté,
Reconnais qu'une beauté
S'y dérobe, vagabonde.

Tout est miroir, tout est figure
Pour les yeux que le désir,
De son doigt, a su guérir :
Sans retour, leur aventure !

O toi qui sacres l'existence,
Dieu de vie, nous te nommons ;
En tout être, nous verrons
Un éclat de ta présence »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi »
Luc 17

Seigneur, répands ta lumière dans nos esprits, pour que nous soyons toujours fidèles à te servir, puisque c’est toi qui nous as créés dans ta sagesse et qui nous diriges avec amour. Amen.

Mardi 8 novembre

« En une course prodigieuse,
L’Astre d’en-haut, le Fils de Dieu,
S’est élancé dans nos ténèbres
Comme un soleil à son lever :
Nous te saluons, ô lumière !

Du firmament vient la lumière,
Elle illumine toute chair,
Tandis que fuit, remplie de crainte,
La nuit vaincue devant le jour :
Nous te saluons, ô lumière !

Tout peu à peu devient lumière,
Le couchant cède à l’orient ;
Il se répand sur tous les hommes,
Le vrai soleil d’éternité :
Nous te saluons, ô lumière !

Il a brillé dans nos ténèbres,
Il nous a pris dans sa clarté ;
A notre mort il nous arrache,
Il fait de nous des héritiers :
Nous te saluons, ô lumière !

Lumière pure et désirable,
Venue pour nous d’auprès de Dieu,
Source de paix, vie éternelle,
Rayonnement de vérité :
Nous te saluons, ô lumière !

Dépouillons-nous de l’ignorance,
Qui nous retient comme un brouillard ;
Les yeux ouverts à sa lumière,
Faisons monter l’acclamation :
Nous te saluons, ô lumière ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir »
Luc 17

Tu demandes à l’humanité, Dieu créateur, de se perfectionner de jour en jour et d’achever par son travail l’œuvre immense de la création ; aide-nous à faire que tous les hommes aient des conditions de travail qui respectent leur dignité : qu’en s’efforçant d’améliorer leur propre sort, ils agissent avec un esprit de solidarité et de service.

Mercredi 9 novembre -Dédicace du Latran

« En ce lieu
prend naissance une race nouvelle,
un peuple d'enfants de Dieu
purifiés par l'eau et par l'Esprit.
C'est ici la maison du Seigneur
confiée à Simon Pierre.

Christ est la pierre angulaire
du Temple nouveau !


De quel amour sont aimées tes demeures,
Seigneur, Dieu de l'univers !

Heureux les habitants de ta maison,
ils pourront te chanter encore !

Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais !

Levez les mains vers le sanctuaire
et bénissez le Seigneur »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite »
Jean 2

Dieu qui choisis des pierres vivantes pour bâtir la demeure éternelle de ta gloire, fais abonder dans ton Église les fruits de l'Esprit que tu lui as donné : que le peuple qui t'appartient ne cesse pas de progresser pour l'édification de la Jérusalem céleste. Amen.

Jeudi 10 – St Léon le Grand

« Chercheurs du Dieu vivant,
Dans cette ardeur à scruter ses promesses
C’est lui d’abord qui vous appelle
Et vous rejoint sans cesse,
Car il vous établit
Disciples et docteurs de la sagesse.

L’Esprit vous a conduits
Jusqu’à la source de la connaissance,
Et la parole des Apôtres
Est le miroir intense
Où vous apercevez
Le Verbe dans l’éclat de sa présence.

Voici dans votre main,
Voici la clé de la science éternelle,
Vous avez su trouver la porte
Et pénétrer par elle
Jusqu’au trésor caché
Où l’homme se reçoit du Dieu fidèle.

Le sel vous est donné
Pour exprimer la saveur de la grâce,
Le goût de Dieu, la joie promise
Qui verse en nous l’audace
D’aimer la vérité
D’un cœur qui ne s’effraie, que rien ne lasse »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération »
Luc 17

Dieu qui ne laisses pas les puissances du mal prévaloir contre ton Église fondée sur le roc inébranlable des Apôtres, fais qu'à la prière du pape saint Léon, elle reste ferme dans la vérité, et, sous ta garde, soit pour toujours en paix. Amen.

Vendredi 11 novembre – St Martin

« Tu nous apparais, ô mon Dieu,
Sous les traits de cet homme
Tellement simple, juste et droit
Qu’il fait la joie des malheureux.

S’en étant remis à l’Esprit
Il est libre et commande,
Mais il ne hausse pas la voix,
Prête l’oreille au moindre cri.

Plein de compassion, il instruit
Puis il dresse la table :
Il donne Dieu aux affamés

Et leur partage ainsi sa vie.

Au temps de l’épreuve, il est seul.
Il défie l’impossible,
Il sait qu’un Autre est avec lui,
Il se confie au Bon Pasteur.

Alors tout un peuple le suit
Et retrouve son âme :
" Dieu est en toi, nous le savons,
Sur ses chemins tu nous conduis. "

Sa mort fit de lui un vivant,
Un ami, notre frère ;
Le célébrer c’est te louer
Et t’annoncer, Dieu très aimant.
Amen »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. » Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours »
Luc 17

Dieu qui as été glorifié par la vie et la mort de l'évêque saint Martin, renouvelle en nos cœurs les merveilles de ta grâce, si bien que ni la mort, ni la vie ne puissent nous séparer de ton amour. Amen.

Samedi 12 novembre – Bhse Vierge Marie

« Humble servante du Seigneur,
Amour éveillé par la grâce,
Dieu te choisit.
Heureuse, tu accueilles le message
Du Maître de la vie.

Terre féconde au vent de Dieu,
Ta glaise nourrit la semence,
Dieu te bénit.
Le Verbe peut germer dans ton silence,
Tu portes Jésus-Christ.

Mère attentive aux joies des cœurs,
Tu pries, et le signe de fête,
Dieu l’accomplit.
C’est l’heure où, parmi nous, se manifeste
La gloire de ton Fils.

Femme debout près de la croix,
Voici la nouvelle genèse,
Dieu se fait nuit.
C’est l’heure où dans ton cœur passe le glaive:
Tu donnes Jésus-Christ.

Joie de l’Église au long du temps,
Tu portes l’espoir du Royaume:
Christ est vivant!
Éclaire notre route jusqu’à l’aube,
Étoile de l’Avent »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Luc 18

Que ta grâce, Seigneur notre Dieu, se répande en nos cœurs : par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix, avec le secours de la Vierge Marie, jusqu'à la gloire de la résurrection. Amen.

Dimanche 13 novembre – 33ème T. O.

« Toi qui remplis de ta lumière
Le jour nouveau,
Jésus, Fils Premier-né,
Ouvre nos yeux pour qu’ils voient
Dans les œuvres du Père
Sa bonté.

Tout fut créé pour que ta grâce
Paraisse au jour,
Et tout nous fut donné,
Cet univers et ton ciel,
Lorsque l’aube pascale
S’est levée.

Toi qui éveilles au cœur du monde
Un chant nouveau,
Jésus Ressuscité,
Donne à nos voix de s’unir
À cette hymne qui monte
Jusqu’à Dieu.

Viens accomplir notre louange,
Viens la saisir
En ton Eucharistie,
Et du levant au couchant
Que ta paix se répande
Sur la terre »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie »
Luc 21

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité : car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Amen.

Lundi 14 novembre

« Regarde où nous risquons d’aller
Tournant le dos
À la cité
De ta souffrance !
Ta Pâque est lente aux yeux de chair
De tes bourreaux :
Explique-nous le livre ouvert
À coups de lance.

Comment marcherions-nous vers toi
Quand il est tard,
Si tu ne vas
Où vont nos routes ?
Ne manque pas aux pèlerins
Mais viens t’asseoir :
La nappe est mise pour le pain
Et pour la coupe.

Comment te saurons-nous vivant
Et l’un de nous,
Si tu ne prends
Ces simples choses ?
Partage-nous ton corps brisé
Pour que le jour
Se lève au fond des cœurs troublés
Où tu reposes.

Ce jour que nous sentons lever,
Nous le voyons
Dans la clarté
De ton visage :
Ne laisse pas le vent de nuit
Ni les démons
Éteindre en nous le feu qui luit
Sur ton passage.

Remets entre nos mains tendues
À te chercher
L’Esprit reçu
De ta patience :
Éclaire aussi l’envers du cœur
Où le péché
Revêt d’un masque de laideur
Ta ressemblance
»
Didier Rimaud
« Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu »
Luc 18

Donne à ceux qui te prient, Seigneur, l'abondance de ta grâce. Avec ton aide, qu'ils suivent tes commandements pour y trouver dès maintenant leur bonheur, pour en recevoir, dans l'éternité, ta joie. Amen.

Mardi 15 novembre

« Pour que l'homme soit un fils à son image,
Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit :
Lorsque nous n'avions ni forme ni visage,
Son amour nous voyait libres comme lui.

Nous tenions de Dieu la grâce de la vie,
Nous l'avons tenue captive du péché :
Haine et mort se sont liguées pour l'injustice
Et la loi de tout amour fut délaissée.

Quand ce fut le jour, et l'heure favorable,
Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé :
L'arbre de la croix indique le passage
Vers un monde où toute chose est consacrée.

Qui prendra la route vers ces grands espaces ?
Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami ?
L'humble serviteur a la plus belle place !
Servir Dieu rend l'homme libre comme lui »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu »
Luc 19
Seigneur, tu ouvres à ceux qui t'aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfant de Dieu appelés à la liberté : qu'ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l'Église. Amen.

Mercredi 16 novembre – Ste Gertrude

« Il est venu jusqu’à toi,
Resplendissant de beauté,
Le Bien-Aimé dont la jeunesse
Te laisse émerveillée…
Il t’aime et te connait,
C’est lui qui t’a choisie,
Sa voix t’appelle au fond du cœur.

Il était proche déjà
Quand tu semblais t’éloigner,
Le souvenir de ta promesse
Soudain s’est réveillé…
Plus forte désormais,
L’alliance qui vous lie
Se renouvelle pour ton cœur.

Dans le miroir de ta foi
L’œuvre divine a brillé
Et ses mystères t’apparaissent
Brûlants d’humanité…
Celui qui t’appelait
Attire ses amis
Vers la blessure de son cœur.

En son Eglise, pour toi,
Jésus veut tout te donner :
Son Corps, son Sang, sa grâce où naissent
Les mots pour le chanter.
Et quand ta voix se tait
Ta vie chante pour lui
Puisqu’il habite dans ton cœur.

Au plein midi de ta joie
Tu le verras tel qu’il est,
Le Bien-aimé dont la tendresse
Se plait à t’exaucer.
Prie le pour que sa paix
L’emporte sur la nuit
Où tant de frères perdent cœur »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.” Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.” À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.” On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus ! – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem »
Luc 19

Seigneur, tu t’es choisi et préparé une demeure dans le cœur de sainte Gertrude ; à sa prière, dissipe l’obscurité de nos cœurs, pour nous faire goûter la joie de ta présence et de ton action en nous. Amen.

Jeudi 17 novembre

« Puisqu’il est avec nous
Tant que dure cet âge,
N’attendons pas la fin des jours
Pour le trouver...
Ouvrons les yeux,
Cherchons sa trace et son visage,
Découvrons-le qui est caché
Au cœur du monde comme un feu !

Puisqu’il est avec nous
Pour ce temps de violence,
Ne rêvons pas qu’il est partout
Sauf où l’on meurt...
Pressons le pas,
Tournons vers lui notre patience,
Allons à l’homme des douleurs
Qui nous fait signe sur la croix !

Puisqu’il est avec nous
Dans nos jours de faiblesse,
N’espérons pas tenir debout
Sans l’appeler...
Tendons la main,
Crions vers lui notre détresse ;
Reconnaissons sur le chemin
Celui qui brûle nos péchés !

Puisqu’il est avec nous
Comme à l’aube de Pâques,
Ne manquons pas le rendez-vous
Du sang versé…
Prenons le pain,
Buvons la coupe du passage :
Accueillons-le qui s’est donné
En nous aimant jusqu’à la fin !»
Hymne Didier Rimaud
« En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait »
Luc 19

Seigneur, Père très saint, tu as voulu que ton propre Fils soit la rançon de notre salut ; accorde-nous de vivre avec lui si bien que notre communion à ses souffrances nous fasse ressentir les effets de sa résurrection. Amen.

Vendredi 18 novembre

« Béni de Dieu
En qui le Père se complaît,
Tu es venu
baptiser l’homme dans ta mort,
Et le Jourdain baigna ton corps.
Ô viens, Seigneur Jésus !
Justice du Royaume ;
Que nous chantions pour ton retour :

Béni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple !

Rocher nouveau
D’où sort le Fleuve de la vie,
Tu es venu
abreuver ceux qui croient en toi,
Et tu laissas s’ouvrir ton cœur.
Ô viens, Seigneur Jésus
Fontaine intarissable ;
Que nous chantions pour ton retour :

éni soit au nom du Seigneur
Celui qui vient sauver son peuple ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait »
Luc 19

Dieu de puissance et de miséricorde, c'est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir ; accorde-nous de progresser, sans que rien nous arrête, vers les biens que tu promets. Amen.

Samedi 19 novembre – Bhse Vierge Marie

« En toi, sainte Vierge Marie,
S'éveille la source de la vie
Bénie sois-tu, Arche d'alliance !
Du Père tu dis la présence.

En humble séjour tu enfantes
Le Roi dont la gloire éclatante
Se cache au regard des puissances.
Du Père, tu dis l'innocence.
Tu veilles au repas de la noce.
Qu'importe si l'heure est précoce !
Ta joie est toute obéissance.
Du Père, tu dis l'abondance.

Ton cœur transpercé se rappelle
Les mots du prophète fidèle.
Au pied de la Croix Ta présence
Du Père, tu dis la souffrance.

Marie que les anges couronnent,
Sourire d'un Dieu qui pardonne,
Allège le poids de l'offense.
Du Père, dis-nous la clémence »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit »
Luc 19

Accorde à tes serviteurs, Dieu très bon, de posséder la santé de l’âme et du corps, et, par la glorieuse intercession de la sainte Vierge Marie, d’être libérés des tristesses de ce monde, et de goûter les joies de l’éternité. Amen.

Dimanche 20 novembre – Christ-Roi

« Pour notre Roi
Nul autre trône
Que celui de la Croix
Où il fut élevé.
Voyez
Comment s’est abaissé
Le Messie crucifié.

Pour notre Roi
Nul autre sceptre
Que celui d’un roseau
Entre ses mains liées.
Voyez
Comme on fait du Berger
Un Agneau immolé.

Pour notre Roi
Nulle autre pourpre
Que celle de son sang,
Son précieux sang versé.
Voyez
Comment s’est dépouillée
Cette humble majesté.

Pour notre Roi
Nul autre règne
Que celui de l’amour
Vainqueur de nos péchés.
Voyez
Comment est exalté
Le Messie crucifié »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis »
Luc 23

Dieu éternel, tu as voulu fonder toutes choses en ton Fils bien-aimé, le Roi de l’univers ; fais que toute la création, libérée de la servitude, reconnaisse ta puissance et te glorifie sans fin. Amen.

Lundi 21 novembre – Présentation de Marie

« Son nom était Marie.
Elle était
L’espoir d’une semence
Et le fruit d’une attente
Que son Dieu avait bénie.
Elle était
Plus sainte que le Temple,
Plus chargée de louange
Que les psaumes de David.
Qui savait
Sa place dans l’alliance,
A l’orée d’une enfance
Qu’aucune ombre ne ternit ?
Qui savait
L’élan de son offrande
Et sa joie jaillissante
Sous le souffle de l’Esprit ?
Dieu voulait
Que vive en sa présence
Sa petite servante,
Son amour l’avait choisie.
Il ferait
Germer dans le silence
Sa Parole vivante,
Le Sauveur, fils de Marie »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre »
Luc 21

Puisque nous célébrons la mémoire de la très sainte Vierge Marie, accorde-nous, Seigneur, par son intercession, le bonheur de vivre maintenant en ta présence et d’avoir part, un jour, à la plénitude de ta grâce. Amen.

Mardi 22 novembre – Ste Cécile

« À la mesure sans mesure
De ton immensité
Tu nous manques, Seigneur.
Dans le tréfonds de notre cœur
Ta place reste marquée
Comme un grand vide, une blessure.

À l'infini de ta présence
Le monde est allusion,
Car te/s mains l'ont formé.
Mais il gémit, en exilé,
Et crie sa désolation
De n'éprouver que ton silence.

Dans le tourment de ton absence,
C'est toi déjà, Seigneur,
Qui nous a rencontrés.
Tu n'es jamais un étranger,
Mais l'hôte plus intérieur
Qui se révèle en transparence.

Cachés au creux de ton mystère,
Nous te reconnaissons
Sans jamais te saisir.
Le pauvre seul peut t'accueillir,
D'un cœur brûlé d'attention,
Les yeux tournés vers ta lumière »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel »
Luc 21

Seigneur, tu ouvres à ceux qui t’aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfants de Dieu appelés à la liberté : qu’ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l’Église. Amen.

Mercredi 23 novembre

« Afin que l'homme naisse
À lui-même et à toi,
Qu'il s'ouvre à ta promesse
En murmurant ta loi,
Ton humaine tendresse
Est la source et la voix.
Toi qui parles à son cœur,
Père,
Unifie-le en toi.

Afin que l'homme vive,
En lui-même, avec toi,
Qu'il t'aime, qu'il bénisse
En revêtant ta joie,
Ta lumière l'habille,
Et il danse pour toi
Toi qui es son bonheur,
Père,
Enchante-le de toi.

Afin que l'homme meure
À ce monde et en toi,
Qu'il veille jusqu'à l'heure
En te donnant sa foi,
Dans sa terre intérieure
Où de nuit le blé croît.
Toi qui fus le semeur,
Père,/
Engrange-le chez toi »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie »
Luc 21



Dieu tout-puissant, qui nous as donné de vivre jusqu'à maintenant, vers toi nous levons les mains pour te rendre ce soir toute grâce reçue ; accepte notre offrande par le Christ notre Seigneur. Amen.

Jeudi 24 novembre – St André Dung et ses compagnons

« Donner sa vie
Pour la gloire de t’aimer.
Donner sa vie
Pour le droit de te nommer
A la face de la terre,
Jésus, Roi humilié !

Offrir sa peur
Dans les larmes, dans le sang.
Offrir sa peur,
Sacrifice d’innocent,
A l’image du seul Maître,
Jésus, le supplicié !

Mourir témoin,
Aujourd’hui comme autrefois.
Mourir témoin,
Pour que vive notre foi,
Et chanter notre espérance
Jésus, le crucifié !

Jésus, ta mort
Est ferment de liberté.
Jésus, ta mort
Nous promet l’éternité !
Donne-nous ta mort à vivre
Jésus, ressuscité ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, alors sachez que sa dévastation approche. Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans les montagnes ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où justice sera faite pour que soit accomplie toute l’Écriture. Quel malheur pour les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura un grand désarroi dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité dans toutes les nations ; Jérusalem sera foulée aux pieds par des païens, jusqu’à ce que leur temps soit accompli. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche »
Luc 21

Seigneur notre Dieu, source et origine de toute paternité, toi qui as donné aux saints André et ses compagnons la grâce d'être fidèles à la croix de ton Fils jusqu'à l'effusion de leur sang, accorde-nous, par leur intercession, de savoir annoncer aux autres ton amour afin de pouvoir être appelés fils de Dieu et de l'être vraiment. Amen.

Vendredi 25 novembre – Ste Catherine d’Alexandrie

« Qui donc est Dieu pour se livrer perdant
aux mains de l’homme ?
Qui donc est Dieu, qui pleure notre mal
comme une mère ?

Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Qui donc est Dieu, qui tire de sa mort
notre naissance ?
Qui donc est Dieu pour nous ouvrir sa joie
et son royaume ?

Qui donc est Dieu pour nous donner son Fils
né de la femme ?
Qui donc est Dieu qui veut à tous ses fils
donner sa mère ?

Qui donc est Dieu pour être notre Pain
à chaque cène ?
Qui donc est Dieu pour appeler nos corps
jusqu’en sa gloire ?

Qui donc est Dieu ? L’Amour est-il son nom
et son visage ?
Qui donc est Dieu qui fait de nous ses fils
à son image ?»
Hymne Servel/Chalet
« En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres. Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas »
Luc 21

Seigneur, tu nous fais maintenant la grâce de ta louange. Accorde-nous de pouvoir te chanter avec tous les saints, éternellement. Amen.

Samedi 26 novembre

« Dieu de silence, tu appelles
Dans les pages du Livre.
Les mots de vie nous redisent
De quel amour tu nous aimes.

Qui peut comprendre ta parole
S'il n'est prêt à répondre ?
Fais que la source d’eau vive
Nous fortifie de sa grâce.

Toi qui sans cesse te révèles,
Aujourd’hui tu t’approches.
Que l'Esprit donne à l'Eglise
De proclamer ta louange !

Monte vers toi l'action de grâce
Dont tressaille ton Verbe :
C’est lui qui ouvre le Livre
Où resplendit sa présence »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme »
Luc 21

Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Amen.Dimanche 27 novembre – 1er Avent

« Un instant, loin de nous,
Ton visage, Seigneur !
Vers ton nom le souvenir de l'âme !
Dans la jubilation,
Nous sortirons !

Allons à la rencontre du Seigneur
Sur les chemins de sa venue.


Regardons vers le jour,
Que s'éveille la joie !
Les bontés de notre Dieu débordent,
Proche est l'Emmanuel,
Dieu avec nous !

Allons à la rencontre du Seigneur
Sur les chemins de sa venue.


Plus d'écart dans la nuit,
Nous suivrons ses chemins !
Il viendra, il essuiera nos larmes,
Tout un peuple dira :
« Dieu n'oublie pas. »

Allons à la rencontre du Seigneur
Sur les chemins de sa venue.


Sans relâche, il vient,
Précédant nos retours.
Les montagnes devant nous chancellent,
Mais jamais son amour
Ne changera ! »

Allons à la rencontre du Seigneur
Sur les chemins de sa venue
»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.»Matthieu 24

Donne à tes fidèles, Dieu tout-puissant, d’aller avec courage sur les chemins de la justice à la rencontre du Seigneur, pour qu’ils soient appelés, lors du jugement, à entrer en possession du Royaume des cieux. Amen.

Lundi 28 novembre

« Au souffle ardent de celui qui vient,
Que passe encor sur le monde ancien
Le chant nouveau que chantait Marie,
Le chant des pauvres que Dieu choisit.

Un long mépris les tenait captifs,
Mais Dieu en eux reconnaît son Christ !
Le Fils de l'homme avec eux fait corps,
Il boit leur coupe et détruit leur mort.

Ouvrez vos cœurs au combat de Dieu,
L'Agneau viendra y jeter son feu ;
Dépouillez-vous car le temps est court,
Suivez la voie qu'a tracée l'amour.

Vos biens retiennent vos mains liées,
Ne gardez rien, vous serez comblés :
Il faut tout perdre et laisser monter
Le chant nouveau que Marie chantait »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux »
Mt 8

Accorde-nous, Seigneur, d’attendre sans faiblir la venue de ton Fils, pour qu’au jour où il viendra frapper à notre porte, il nous trouve vigilants dans la prière, heureux de chanter sa louange. Amen.

Mardi 29 novembre

« Une voix parcourt la terre,
Dieu s’approche dans la nuit ;
La semence de lumière
Donne enfin son fruit.

Voici l’heure du Royaume,
L’arbre mort a refleuri ;
Mais devant le Fils de l’homme,
Qui pourra tenir ?

À l’Orient son jour se lève,
Nul n’échappe à sa venue ;
Sa Parole comme un glaive
Met les cœurs à nu.

Seul le pauvre trouve grâce,
Seul le pauvre sait aimer :
Dieu l’invite à prendre place
Près du Fils aîné.

Et l’Agneau des sources vives,
Dieu fait chair en notre temps,
Chaque jour, sous d’humbles signes,
Vient à nos devants.

Offre-lui tes mains ouvertes,
Prends son corps livré pour toi ;
Son amour sera ta fête,
Donne-lui ta foi.

Marche encore vers la Ville
Où tes yeux verront l’Agneau,
Cherche en lui la route à suivre,
Viens au jour nouveau ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« À l'heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu »
Luc 10

En réponse à nos appels, Seigneur, accorde ton secours à ceux qui luttent et qui peinent : que la présence au milieu de nous de celui qui doit venir, ton Fils bien-aimé, nous redonne courage et nous préserve de la dégradation du péché. Amen.

Mercredi 30 novembre – St André

« Où donc est ta demeure,
Agneau de Dieu qui nous invites ?
Est-il enfin la dixième heure
pour le disciple à ta recherche ?
Car nul ne sait le jour ni l'heure
où tu viendras nous dire :
Venez et voyez !

La joie de ta rencontre
est clarté qui transfigure ;
est-elle vive au cœur du monde
depuis ta Pâque de lumière ?
Révèle-toi plus fort que l'ombre,
toi dont l'Esprit murmure :
Jésus est Seigneur !

Remplis de ta présence,
Dieu qui habites nos aurores,
nous annonçons ta joie brûlante
à tout vivant qui te recherche.
Toi seul peux dire où prend naissance
le cri de tes apôtres :
Heureux ceux qui croient !

Seigneur, comment te suivre
avec la foi des pêcheurs d'hommes ?
Pendant la nuit des barques vides,
nous voulons croire à tes mains pleines.
Passe à nouveau sur notre rive
et clame-nous encore :
Jetez les filets !

Au seuil de ta demeure,
ta croix, Jésus, nous fera signe,
car tout apôtre aura son heure
comme toi-même as eu la tienne.
Reste avec nous, Dieu notre Maître,
pour dire en tes disciples :
Salut, Croix de vie ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)
« En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, ils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent »
Matthieu 4

Seigneur, maître du monde, nous te supplions humblement : permets que l'Apôtre saint André, après avoir évangélisé et guidé ton Église, ne cesse d'intercéder pour nous. Amen.