Mercredi 1er novembre – Toussaint

« Splendeur du paradis en fête:
Devant le trône de Dieu
Les anges par myriades,
Illuminés de la gloire du Christ.

Partis depuis les jours antiques,
Chantant l'amour du Seigneur,
Prophètes, patriarches
Sont arrivés au pays de leur foi.

Les pauvres, les chercheurs du Règne,
Tournés vers le Fils de David,
Annoncent la victoire
Du sang divin qui les a rassemblés.

Servante rayonnant la gloire
Du Dieu qu'elle a enfanté,
La Vierge souveraine
Présente au Roi les pécheurs purifiés.

Au cœur de la cité nouvelle
La voix des fils du Très-Haut
Résonne près du fleuve
Pour célébrer leur Sauveur et leur Dieu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Matthieu 5

Dieu éternel et tout-puissant, tu nous donnes de célébrer dans une même fête la sainteté de tous les élus ; puisqu'une telle multitude intercède pour nous, réponds à nos désirs, accorde-nous largement tes grâces. Amen.

* * * * * *

Jeudi 2 novembre – défunts

« Dieu, tu révèles ta lumière
A ceux qui passent par la nuit ;
Béni sois-tu
Pour les yeux qui s'ouvrent aujourd'hui
Dans la terre nouvelle :
Ils te rencontrent, Dieu vivant !

Gloire à toi, Seigneur,
Lumière du Royaume !
G

Tu leur dévoiles ton visage
Après l'Exode et la Nuée;
Béni sois-tu
Pour les yeux où danse un reflet
De l'aurore pascale :
Ils te contemplent, Dieu vivant !

Gloire à toi, Seigneur,
Lumière du Royaume !

Tu leur découvres ta présence
Et l'allégresse des sauvés ;
Béni sois-tu
Pour les morts qui trouvent la paix
Dans la joie de tes Noces :
Ils sont ta gloire, Dieu vivant !

Gloire à toi, Seigneur,
Lumière du Royaume !


Tu les attires en ton Mystère
Avec la force de l'Esprit;
Béni sois-tu
Pour les corps où monte la vie
Jusqu'à l'Aube éternelle :
Ils ressuscitent, Dieu vivant!

Gloire à toi, Seigneur,
Lumière du Royaume !
»
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l'heure vient — et c'est maintenant — où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme. Ne soyez pas surpris ; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront : ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés »
Jean 5

Écoutes nos prières avec bonté, Seigneur : fais grandir notre foi en ton Fils ressuscité des morts, pour que soit plus vive aussi notre espérance en la résurrection de tous nos frères défunts. Amen.

* * * * * *
Vendredi 3 novembre

« Afin que l'homme naisse
À lui-même et à toi,
Qu'il s'ouvre à ta promesse
En murmurant ta loi,
Ton humaine tendresse
Est la source et la voix.
Toi qui parles à son cœur,
Père,
Unifie-le en toi.

Afin que l'homme vive,
En lui-même, avec toi,
Qu'il t'aime, qu'il bénisse
En revêtant ta joie,
Ta lumière l'habille,
Et il danse pour toi
Toi qui es son bonheur,
Père,
Enchante-le de toi.

Afin que l'homme meure
À ce monde et en toi,
Qu'il veille jusqu'à l'heure
En te donnant sa foi,
Dans sa terre intérieure
Où de nuit le blé croît.
Toi qui fus le semeur,
Père,
Engrange-le chez toi »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse »
Luc 14

Dieu de puissance et de miséricorde, c'est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir ; accorde-nous de progresser, sans que rien nous arrête, vers les biens que tu promets. Amen.

* * * * * *

Samedi 4 novembre – St Charles Borromée

« Unique Berger, ô Jésus,
Ta main se pose
Sur l’épaule de cet homme:
Par lui tu mènes ton troupeau:
Ce berger, à ton image,
Tu le façonnes.

Sans cesse ta main l’affermit,
Pour qu’il chemine
Dans la force et la patience;
Et lui s’efface devant toi:
Pur reflet, parmi ses frères,
De ta présence.

L’Église, de toi, l’a reçu,
Il passe en tête
Pour marcher vers les montagnes:
Vers toi, la Tête, ô Jésus,
Il oriente tout le peuple
Qui l’accompagne.

Vers toi il aimante l’amour
De ceux qui l’aiment,
Et lui-même, à toi, se donne;
Tu le consacres dans l’Esprit,
Et déjà, de ta lumière,
Tu l’environnes »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé »
Luc 14

Maintiens dans ton peuple, Seigneur, l'esprit qui animait saint Charles Borromée ; ainsi ton Église, sans cesse renouvelée et toujours plus fidèle à l'Évangile, pourra montrer au monde le vrai visage du Christ. Amen.

* * * * * *

Dimanche 5 novembre – 31ème T. O.

« Souvenez-vous du jardin
Dont parlent tant de peuples.
Quatre fleuves
En jaillissaient.
Alléluia !
Il est un jardin nouveau
Où le Vivant
A l'aube nous rejoint.

Souvenez-vous d'Abraham
Offrant son fils unique
La victime
Fut un bélier
Alléluia !
Il est un autel nouveau
Où le Vivant
Nous sauve de la mort.

Souvenez-vous de la mer
S'ouvrant devant Moïse
L'impossible
S'est accompli.
Alléluia !
Il est un chemin nouveau
Où le Vivant
Nous mène jusqu'à Dieu.

Souvenez-vous du désert
Où marche tout un peuple,
Longue épreuve
De quarante ans.
Alléluia !
Il est un combat nouveau
Où le Vivant
Se tient à nos côtés
Souvenez-vous de la Loi
Ecrite sur la pierre,
Loi d'alliance
Pour Israël
Alléluia !
Il est une loi nouvelle
Et le Vivant
L'écrit dans notre cœur.

Souvenez-vous de l'appel
Lancé par les prophètes
Voix puissantes
Aux jours d'exil.
Alléluia !
Il est un appel nouveau
Où le Vivant
Rassemble dans sa joie »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé »
Matthieu 23

Dieu de puissance et de miséricorde, c'est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir ; accorde-nous de progresser, sans que rien nous arrête, vers les biens que tu promets. Amen.

* * * * * *

Lundi 6 novembre

« Bien au-delà du jour qui passe,
Traversant heurs et malheurs,
Nos yeux cherchent un ailleurs :
Savent-ils ce qu'ils pourchassent ?
Ni le visage de la terre,
Ni le ciel et ses humeurs
N'ont suffi à leur bonheur :
Qui pourrait les satisfaire ?

À regarder les jeux du monde,
Semés d'ombre et de clarté,
Reconnais qu'une beauté
S'y dérobe, vagabonde.

Tout est miroir, tout est figure
Pour les yeux que le désir,
De son doigt, a su guérir :
Sans retour, leur aventure !


O toi qui sacres l'existence,
Dieu de vie, nous te nommons ;
En tout être, nous verrons
Un éclat de ta présence »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait au chef des pharisiens qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes »
Luc 14

Seigneur, répands ta lumière dans nos esprits, pour que nous soyons toujours fidèles à te servir, puisque c’est toi qui nous as créés dans ta sagesse et qui nous diriges avec amour. Amen.

* * * * * *

Mardi 7 novembre

« En une course prodigieuse,
L’Astre d’en-haut, le Fils de Dieu,
S’est élancé dans nos ténèbres
Comme un soleil à son lever :
Nous te saluons, ô lumière !

Du firmament vient la lumière,
Elle illumine toute chair,
Tandis que fuit, remplie de crainte,
La nuit vaincue devant le jour :
Nous te saluons, ô lumière !

Tout peu à peu devient lumière,
Le couchant cède à l’orient ;
Il se répand sur tous les hommes,
Le vrai soleil d’éternité :
Nous te saluons, ô lumière !

Il a brillé dans nos ténèbres,
Il nous a pris dans sa clarté ;
A notre mort il nous arrache,
Il fait de nous des héritiers :
Nous te saluons, ô lumière !

Lumière pure et désirable,
Venue pour nous d’auprès de Dieu,
Source de paix, vie éternelle,
Rayonnement de vérité :
Nous te saluons, ô lumière !

Dépouillons-nous de l’ignorance,
Qui nous retient comme un brouillard ;
Les yeux ouverts à sa lumière,
Faisons monter l’acclamation :
Nous te saluons, ô lumière ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.” Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner »
Luc 14

Tu demandes à l’humanité, Dieu créateur, de se perfectionner de jour en jour et d’achever par son travail l’œuvre immense de la création ; aide-nous à faire que tous les hommes aient des conditions de travail qui respectent leur dignité : qu’en s’efforçant d’améliorer leur propre sort, ils agissent avec un esprit de solidarité et de service. Amen.

* * * * * *

Mercredi 8 novembre – Ste Elisabeth de la Trinité

« Père, nous te bénissons :
Tu as choisi Elisabeth
Pour demeurer en ta présence !
Elle habitait ton silence,
Toi, tu demeurais en elle :
« Maison de Dieu » était son nom.

Père, nous te bénissons :
Tu l’as conduite vers ton Fils
Pour qu’elle suive son exode !
Elle habitait sa Parole,
Lui, il demeurait en elle :
« Maison de Dieu » était son nom.

Père, nous te bénissons :
Tu l’as comblée de ton Esprit
Pour qu’il façonne tout son être !
Elle habitait sa prière,
Lui, il demeurait en elle :
« Maison de Dieu » était son nom

Père, Fils, Esprit Saint,
Vers vous la voix d’Elisabeth
Dans la splendeur du face à face !
Qu’en nous rayonne la grâce.
dont toute sa vie témoigne :
« Maison de Dieu » est notre nom »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !” Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple »
Luc 14

Seigneur, tu nous fais maintenant la grâce de ta louange. Accorde-nous de pouvoir te chanter avec tous les saints, éternellement. Amen.

* * * * * *
Jeudi 9 novembre – Dédicace du Latran

« En ce lieu
prend naissance une race nouvelle,
un peuple d'enfants de Dieu
purifiés par l'eau et par l'Esprit.
C'est ici la maison du Seigneur
confiée à Simon Pierre.

Christ est la pierre angulaire
du Temple nouveau !


De quel amour sont aimées tes demeures,
Seigneur, Dieu de l'univers !

Heureux les habitants de ta maison,
ils pourront te chanter encore !

Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais !

Levez les mains vers le sanctuaire
et bénissez le Seigneur »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite »
Jean 2

Dieu qui choisis des pierres vivantes pour bâtir la demeure éternelle de ta gloire, fais abonder dans ton Église les fruits de l'Esprit que tu lui as donné : que le peuple qui t'appartient ne cesse pas de progresser pour l'édification de la Jérusalem céleste. Amen.

* * * * * *

Vendredi 10 novembre – St Léon le Grand

« Unique Berger, ô Jésus,
Ta main se pose
Sur l’épaule de cet homme:
Par lui tu mènes ton troupeau:
Ce berger, à ton image,
Tu le façonnes.

Sans cesse ta main l’affermit,
Pour qu’il chemine
Dans la force et la patience;
Et lui s’efface devant toi:
Pur reflet, parmi ses frères,
De ta présence.

L’Église, de toi, l’a reçu,
Il passe en tête
Pour marcher vers les montagnes:
Vers toi, la Tête, ô Jésus,
Il oriente tout le peuple
Qui l’accompagne.

Vers toi il aimante l’amour
De ceux qui l’aiment,
Et lui-même, à toi, se donne;
Tu le consacres dans l’Esprit,
Et déjà, de ta lumière,
Tu l’environnes »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris 80.” Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière »
Luc 16

Dieu qui ne laisses pas les puissances du mal prévaloir contre ton Église fondée sur le roc inébranlable des Apôtres, fais qu'à la prière du pape saint Léon, elle reste ferme dans la vérité, et, sous ta garde, soit pour toujours en paix. Amen.

* * * * * *

Samedi 11 novembre – St Martin

« Par la voix de ton disciple
Tu nous appelles, Seigneur :
Dans la rumeur de ce temps,
Toi seul donnes leur force
Aux paroles qu’il nous dit.

Sa vie même est un message
Où l’évangile apparaît :
Il nous rejoint en chemin,
Réveillant l’espérance,
Lui qui marche à nos côtés.

L’Esprit saint lui fait comprendre
Que tout commence aujourd’hui :
C’est aujourd’hui que tu veux

Rendre libres les pauvres,
Relever les humiliés.

Que l’Eglise rende grâce
Car chaque temps est béni :
En chaque temps est semée
La Parole vivante
Que toi seul feras lever »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu »
Luc 16

Dieu qui as été glorifié par la vie et la mort de l'évêque saint Martin, renouvelle en nos cœurs les merveilles de ta grâce, si bien que ni la mort, ni la vie ne puissent nous séparer de ton amour. Amen.

* * * * * *

Dimanche 12 novembre – 32ème T. O.

« Voici le jour,
Le jour semé au premier jour,
Le jour vainqueur !
Eveillez-vous d'entre les morts !
La mort est morte, vous vivrez !

Voici le jour,
Le jour promis à Abraham,
Le jour de Dieu !
Eveillez-vous, peuples bénis !
Toute promesse est accomplie.

Voici le Jour,
Le jour du Prince de la vie,
Le jour du Christ !
Eveillez-vous, enfants de Dieu,
La nuit s'achève maintenant.

Voici le jour,
Le jour unique entre le jour,
Le jour présent !
Eveillez vous, saisissez-le,
Puis à l'amour offrez l'amour ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’ Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’ Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure »
Matthieu 25

Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans entrave, ni d'esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté. Amen.

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Lundi 13 novembre – Toussaint de l’Ordre cistercien

« Les veilleurs peuvent-ils dormir
Quand leurs cœurs brûlent du désir
D’annoncer à leurs frères
La venue de l’Astre
Du matin ?

Chacun trouve en l’autre un appui
Pour tenir ainsi dans la nuit,
Car leur foi se renforce
À veiller ensemble
Jusqu’au jour.

Si pourtant la flamme s’éteint,
Si le poids du mal les étreint,
Ils regardent l’Étoile,
Et leur cœur s’apaise
Devant Dieu.

D’où leur vient sinon de l’Esprit
Cet amour confiant pour Marie ?
C’est la grâce des pauvres
D’invoquer son aide,
Simplement.

Leur église lui est dédiée,
Comme à celle qui a porté
La Parole vivante,
Le Sauveur du monde
Jésus Christ.

Un mystère en eux s’accomplit,
Le Seigneur lui-même l’a dit :
Les disciples fidèles
Deviendront sa mère
Dans l’Esprit »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples »
Jean 15

A ceux qui laissent tout pour toi, Seigneur Jésus, tu as promis le centuple dès maintenant, et la vie éternelle dans la Jérusalem céleste ; à la prière de saint Benoît et des saints moines et moniales qui ont marché sus ses traces, purifie notre cœur de tout ce qui l’attire loin de toi, pour qu’il s’ouvre à la plénitude de ton amour. Amen.

* * * * * *

Mardi 14 novembre

« Ce jour que tu créas, Seigneur,
Lumineux, fort et libre,
Rayonnant de ta joie,
Prends-le ce soir dans tes bras :
Accueille le prodigue
Qui revient vers toi.

Voici devant tes yeux ce jour,
Fait de sang, fait de rêves,
Achevé sans recours :
Il est trop vide et trop lourd.
Allège toute peine,
Fortifie l’amour.

Ce jour qu’a obscurci le mal,
Revêts-le de ta grâce,
De son aube perdue :
Vienne sur lui ton salut !
Qu’il soit aussi ton hôte,
Ce dernier venu.

Nos jours sont un chemin vers Toi
Qui relie tous les âges
Au grand Jour de ton Fils :
Nul ne peut vivre qu’en Lui.
Tiens-nous dans son alliance
Quand le jour finit »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir »
Luc 17

Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d'esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté. Amen.

* * * * * *

Mercredi 15 novembre

« O Dieu vivant, tu fis le jour
Par la clarté de ta lumière.
Dans le déclin de ce jour-ci,
Nous appelons encor ta gloire.

Le soir approche et le soleil
Reconnaît l’heure où il se couche.
Plongeant le monde dans la nuit,
Il suit la loi qui est la sienne.

Mais toi, Seigneur et Dieu Très-Haut,
Entends la voix de ta famille.
Elle a porté le poids du jour,
Que les ténèbres ne l’accablent.

Tandis que veille en nous l’Esprit,
Tous les faux-jours du siècle passent.
Fais qu’en ta grâce nous gardions
Le cœur ouvert à ta lumière »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé »
Luc 17

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité: car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Amen.

* * * * * *

Jeudi 16 novembre – Ste Gertrude

« Il est venu jusqu’à toi,
Resplendissant de beauté,
Le Bien-Aimé dont la jeunesse
Te laisse émerveillée…
Il t’aime et te connait,
C’est lui qui t’a choisie,
Sa voix t’appelle au fond du cœur.

Il était proche déjà
Quand tu semblais t’éloigner,
Le souvenir de ta promesse
Soudain s’est réveillé…
Plus forte désormais,
L’alliance qui vous lie
Se renouvelle pour ton cœur.

Dans le miroir de ta foi
L’œuvre divine a brillé
Et ses mystères t’apparaissent
Brûlants d’humanité…
Celui qui t’appelait
Attire ses amis
Vers la blessure de son cœur.

En son Eglise, pour toi,
Jésus veut tout te donner :
Son Corps, son Sang, sa grâce où naissent
Les mots pour le chanter.
Et quand ta voix se tait
Ta vie chante pour lui
Puisqu’il habite dans ton cœur.

Au plein midi de ta joie
Tu le verras tel qu’il est,
Le Bien-aimé dont la tendresse

Se plait à t’exaucer.
Prie le pour que sa paix
L’emporte sur la nuit
Où tant de frères perdent cœur »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération »

Seigneur, tu t’es choisi et préparé une demeure dans le cœur de sainte Gertrude ; à sa prière, dissipe l’obscurité de nos cœurs, pour nous faire goûter la joie de ta présence et de ton action en nous. Amen.

* * * * * *

Vendredi 17 novembre

« À la mesure sans mesure
De ton immensité
Tu nous manques, Seigneur.
Dans le tréfonds de notre cœur
Ta place reste marquée
Comme un grand vide, une blessure.

À l'infini de ta présence
Le monde est allusion,
Car tes mains l'ont formé.
Mais il gémit, en exilé,
Et crie sa désolation
De n'éprouver que ton silence.

Dans le tourment de ton absence,
C'est toi déjà, Seigneur,
Qui nous a rencontrés.
Tu n'es jamais un étranger,
Mais l'hôte plus intérieur
Qui se révèle en transparence.

Cachés au creux de ton mystère,
Nous te reconnaissons
Sans jamais te saisir.
Le pauvre seul peut t'accueillir,
D'un cœur brûlé d'attention,
Les yeux tournés vers ta lumière »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. » Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours »
Luc 17

Seigneur, tu ouvres à ceux qui t’aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfants de Dieu appelés à la liberté : qu’ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l’Église. Amen.

* * * * * *

Samedi 18 novembre – Bhse Vierge Marie

« Tu es belle, ô Marie,
Eve nouvelle,
Jamais femme n’a tant reçu,
Aucune n’a tant donné,
O Vierge heureuse d’avoir cru.

Tu es douce, ô Marie,
Humble servante,
Jamais femme n’a tant aimé,
Aucune n’a tant donné,
En ta maison Dieu se complaît.
Tu es mère, ô Marie,
Toujours présente,
Jamais femme n’a tant souffert,
Aucune n’a tant donné,
Debout quand meurt son premier-né.
Tu es sainte, ô Marie,
Comblée de grâce,
Jamais femme n’a tant prié,
Aucune n’a tant donné,
Jésus ton Fils nous a sauvés »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
Luc 18

Seigneur Jésus, toi qui as choisi pour mère la bienheureuse Vierge Marie, permets qu’assurés de sa protection, nous puissions l’honorer d’un cœur joyeux. Amen.

* * * * * *

Dimanche 19 novembre – 33ème T. O.

« Toi qui remplis de ta lumière
Le jour nouveau,
Jésus, Fils Premier-né,
Ouvre nos yeux pour qu’ils voient
Dans les œuvres du Père
Sa bonté.

Tout fut créé pour que ta grâce
Paraisse au jour,
Et tout nous fut donné,
Cet univers et ton ciel,
Lorsque l’aube pascale
S’est levée.

Toi qui éveilles au cœur du monde
Un chant nouveau,
Jésus Ressuscité,
Donne à nos voix de s’unir
À cette hymne qui monte
Jusqu’à Dieu.

Viens accomplir notre louange,
Viens la saisir
En ton Eucharistie,
Et du levant au couchant
Que ta paix se répande
Sur la terre »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’ Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! »
Matthieu 25

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité : car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien. Amen.

* * * * * *

Lundi 20 novembre

« Dieu de silence, tu appelles
Dans les pages du Livre.
Les mots de vie nous redisent
De quel amour tu nous aimes.

Qui peut comprendre ta parole
S'il n'est prêt à répondre ?
Fais que la source d’eau vive
Nous fortifie de sa grâce.

Toi qui sans cesse te révèles,
Aujourd’hui tu t’approches.
Que l'Esprit donne à l'Eglise
De proclamer ta louange !

Monte vers toi l'action de grâce
Dont tressaille ton Verbe :
C’est lui qui ouvre le Livre
Où resplendit sa présence »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu »
Luc 18

Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Amen.

* * * * * *

Mardi 21 novembre – Présentation de la Vierge Marie

« Son nom était Marie.
Elle était
L’espoir d’une semence
Et le fruit d’une attente
Que son Dieu avait bénie.
Elle était
Plus sainte que le Temple,
Plus chargée de louange
Que les psaumes de David.
Qui savait
Sa place dans l’alliance,
A l’orée d’une enfance
Qu’aucune ombre ne ternit ?

Qui savait
L’élan de son offrande
Et sa joie jaillissante
Sous le souffle de l’Esprit ?
Dieu voulait
Que vive en sa présence
Sa petite servante,
Son amour l’avait choisie.
Il ferait
Germer dans le silence
Sa Parole vivante,
Le Sauveur, le fils de Marie »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu »
Luc 19

Puisque nous célébrons la mémoire de la très sainte Vierge Marie, accorde-nous, Seigneur, par son intercession, le bonheur de vivre maintenant en ta présence et d'avoir part, un jour, à la plénitude de ta grâce. Amen.

* * * * * *

Mercredi 22 novembre – Ste Cécile

« Vous qui passiez jadis
Sur nos chemins
Comme l’annonce d’une enfance à venir,
Découvrez-nous sa grâce,
Sœurs aimées dans le Christ,
Partagez-nous encor
Votre secret.

Vous connaissez le prix
Des jours obscurs
Et l’espérance dont la foi les remplit;
" N’attendez pas de signes,
Nous répond votre vie,
L’événement d’amour
Est quotidien."
Vous savez bien le poids
De nos échecs
Et la souffrance qui refuse la croix;
Vous connaissez la coupe
Des enfants sans espoir,
Vous mesurez la peur
Qui les étreint.

La compassion de Dieu
Vous a blessées
Au fond de l’âme comme un glaive de feu;
Vous deveniez l’image
De l’Agneau mystérieux
Quand vous portiez la mort
Des mal-aimés.

Et maintenant voici
Le grand repos
Dans la lumière d’un bonheur accueilli :
Vous contemplez le Père,
Sœurs élues dans le Christ,
Et son amour offert
À tous les hommes » Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.” Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.” À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.” On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus ! – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem »
Luc 19

Sois favorable à nos prières, Seigneur, et, par l'intercession de sainte Cécile, daigne les exaucer. Amen.

* * * * * *

Jeudi 23 novembre

« Afin que l'homme naisse
À lui-même et à toi,
Qu'il s'ouvre à ta promesse
En murmurant ta loi,
Ton humaine tendresse
Est la source et la voix.
Toi qui parles à son cœur,
Père,
Unifie-le en toi.

Afin que l'homme vive,
En lui-même, avec toi,
Qu'il t'aime, qu'il bénisse
En revêtant ta joie,
Ta lumière l'habille,
Et il danse pour toi
Toi qui es son bonheur,
Père,
Enchante-le de toi.

Afin que l'homme meure
À ce monde et en toi,
Qu'il veille jusqu'à l'heure
En te donnant sa foi,
Dans sa terre intérieure
Où de nuit le blé croît.
Toi qui fus le semeur,
Père,
Engrange-le chez toi »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait »
Luc 19

Dieu qui as séparé la lumière et les ténèbres, toi qui as appelé la lumière « jour » et les ténèbres « nuit », arrache aussi nos cœurs à l’obscurité du péché et fais-nous parvenir à la vraie lumière qui est le Christ. Amen.

* * * * * *

Vendredi 24 novembre – Sts André Kim et compagnons

« O vous qui donnez tout
Jusqu’à l’extrême de la vie,
Jusqu’à l’extrême de l’amour,
Dans l’agonie de votre attente,
Vous voici devenus
Les témoins de l’espérance

Martyrs de l’amitié
Sans rien savoir du jour qui vient,
Dans les ténèbres de la foi,
Vous annoncez le Dieu fidèle,
Vous serez dans la nuit
Les témoins de sa présence.

Martyrs de Jésus Christ,
Vous le suivrez jusqu’à la croix,
Jusqu’à sa mort dans l’abandon,
Dans l’inconnu de votre épreuve
Vous serez en mourant
Les témoins de son offrande.

Martyrs en un pays
Marqué du feu de la douleur,
A lui vos cœurs se sont donnés,
Dans la passion qui vous rassemble
Vous voici devenus
Simplement une semence »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait »
Luc 19

Seigneur notre Dieu, source et origine de toute paternité, toi qui as donné aux saints André et ses compagnons la grâce d'être fidèles à la croix de ton Fils jusqu'à l'effusion de leur sang, accorde-nous, par leur intercession, de savoir annoncer aux autres ton amour afin de pouvoir être appelés fils de Dieu et de l'être vraiment. Amen.

* * * * * *

Samedi 25 novembre – Ste Catherine d’Alexandrie

« L’amour éveille dès l’aurore
Celle dont le cœur se tient aux aguets.
Quel passage la séduit ?
La brise légère d’un Dieu qui vient.

D’un jour à l’autre, la Parole
Ouvre toute nuit et mène au levant.
Quel appel pour aujourd’hui ?
Marcher sans retard au désir de Dieu.

Son pas rejoint celui du pauvre,
L’humble, démuni en terre d’exil.
Quel recours dans cette nuit ?
Connaître l’étoile du Dieu Vivant.

Ta foi sereine nous devance,
Femme dont la joie ne peut s’épuiser.
Le voyage s’accomplit :
Ton nom est inscrit dans le cœur de Dieu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui »
Luc 20

Écoute-nous, Seigneur et accorde-nous la paix profonde que nous te demandons. Ainsi en te cherchant tous les jours de notre vie, et soutenus par la prière de la Vierge Marie, nous parviendrons sans encombre jusqu'à toi. Amen.* * * * * *Dimanche 26 novembre – Christ Roi

« Pour notre Roi
Nul autre trône
Que celui de la Croix
Où il fut élevé.
Voyez
Comment s’est abaissé
Le Messie crucifié.

Pour notre Roi
Nul autre sceptre
Que celui d’un roseau
Entre ses mains liées.
Voyez
Comme on fait du Berger
Un Agneau immolé.

Pour notre Roi
Nulle autre pourpre
Que celle de son sang,
Son précieux sang versé.
Voyez
Comment s’est dépouillée
Cette humble majesté.

Pour notre Roi
Nul autre règne
Que celui de l’amour
Vainqueur de nos péchés.
Voyez
Comment est exalté
Le Messie crucifié »

Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle »
Matthieu 25

Dieu éternel, tu as voulu fonder toutes choses en ton Fils bien-aimé, le Roi de l’univers ; fais que toute la création, libérée de la servitude, reconnaisse ta puissance et te glorifie sans fin. Amen.

* * * * * *

Lundi 27 novembre

« Un jour nouveau commence,
Un jour reçu de toi,
Père,
Nous l’avons remis d’avance
En tes mains tel qu’il sera.

Émerveillés ensemble,
Émerveillés de toi,
Père,
Nous n’avons pour seule offrande
Que l’accueil de ton amour.

Marqués du goût de vivre,
Du goût de vivre en toi,
Père,
Nous n’avons pas d’autres vivres
Que la faim du pain rompu.

Comment chanter ta grâce,
Comment chanter pour toi,
Père,
Si nos cœurs ne veulent battre
De l’espoir du Corps entier ?

Le jour nouveau se lève
Le jour connu de toi,
Père ;
Que ton Fils dans l’homme achève
La victoire de la croix ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre »
Luc 21

Seigneur, tu demandes à ton Église d’être le lieu où l’Évangile est annoncé en contradiction avec l’esprit du monde. Donne à tes enfants assez de foi pour ne pas déserter mais témoigner de toi devant les hommes en prenant appui sur ta parole. Amen.

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Mardi 28 novembre

« Chaque homme dans sa nuit
S'en va vers la lumière,
Et quelqu'un le devance
Lui ouvrant le chemin.

Chaque homme dans sa nuit
S'en va vers la lumière,
Mais dans l’ombre il ignore
Qu’il est proche du jour.

Chaque homme dans sa nuit
S'en va vers la lumière,
Les ténèbres s’entrouvrent
Sous le feu du pardon.

Chaque homme dans sa nuit
S'en va vers la lumière,
Mais sait-il qu’une foule
Est en marche avec lui ?

Chaque homme dans sa nuit
S'en va vers la lumière,
Et déjà il reflète
Le visage de Dieu »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel »
Luc 21

Seigneur, tu ouvres à ceux qui t'aiment les richesses de ton Esprit Saint, et tu fais grandir en eux ta propre vie en leur donnant part au corps de ton Fils ; aide-les à se comporter dans le monde en enfants de Dieu appelés à la liberté : qu'ils répondent par la sainteté de leur vie à la mission prophétique de l'Église. Amen.

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Mercredi 29 novembre

« Joie de ton pardon,
Joie d'ouvrir nos cœurs
A ta miséricorde !
Tu nous fais grâce
Dieu saint, ô toi notre Père
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Dieu saint, ô toi notre Père

Joie de pardonner
Joie d'ouvrir son cœur
A la miséricorde !
De proche en proche,
Ta joie prendra sur la terre.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Ta joie prendra sur la terre.

Joie de croire en toi,
Joie de témoigner
De l'infinie tendresse.
Christ au calvaire
Prodigue à chacun ta grâce.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Le Christ à tous le prodigue.

Joie de partager,
Joie d'ouvrir nos mains
Et d'ouvrir nos demeures !
Pauvres et riches
Deviennent un même peuple !
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour :
Que tous ne soient qu'un seul peuple !

Joie de t'accueillir,
Joie de te bénir
Pour le don du plus pauvre !
O notre Père,
C'est toi qui en fais l'offrande!
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Caché dans le don du pauvre

Joie de ton Esprit,
Joie comme le feu
Victorieux de la cendre !
Joie de Dieu même
Que nul ne pourra éteindre.
Heureux sommes-nous
De croire à ton amour,
Ta joie qui pourra l'éteindre ? »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie »
Luc 21

Dieu de puissance et de miséricorde, c'est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir ; aide-nous de progresser, sans que rien nous arrête, vers les biens que tu promets. Amen.

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Jeudi 30 novembre – St André

« Où donc est ta demeure,
Agneau de Dieu qui nous invites ?
Est-il enfin la dixième heure
pour le disciple à ta recherche ?
Car nul ne sait le jour ni l'heure
où tu viendras nous dire :
Venez et voyez !

La joie de ta rencontre
est clarté qui transfigure ;
est-elle vive au cœur du monde
depuis ta Pâque de lumière ?
Révèle-toi plus fort que l'ombre,
toi dont l'Esprit murmure :
Jésus est Seigneur !

Remplis de ta présence,
Dieu qui habites nos aurores,
nous annonçons ta joie brûlante
à tout vivant qui te recherche.
Toi seul peux dire où prend naissance
le cri de tes apôtres :
Heureux ceux qui croient !

Seigneur, comment te suivre
avec la foi des pêcheurs d'hommes ?
Pendant la nuit des barques vides,
nous voulons croire à tes mains pleines.
Passe à nouveau sur notre rive
et clame-nous encore :
Jetez les filets !

Au seuil de ta demeure,
ta croix, Jésus, nous fera signe,
car tout apôtre aura son heure
comme toi-même as eu la tienne.
Reste avec nous, Dieu notre Maître,
pour dire en tes disciples :
Salut, Croix de vie ! »
Hymne C.f.c. (Commission francophone cistercienne)

« En ce temps-là, comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, ils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent »
Matthieu 4

Seigneur, maître du monde, nous te supplions humblement : permets que l'Apôtre saint André, après avoir évangélisé et guidé ton Église, ne cesse d'intercéder pour nous. Amen.

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