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Le mot de Mère Abbesse

Décembre et la joie d’une nouvelle année liturgique qui s’ouvre par les premières vêpres du premier dimanche de l’Avent. L’Avent, ce temps si doux, empreint d’une joie discrète, marqué par l’attente, celle du Sauveur dans la nuit de Noël.
Attendre ! Nos contemporains connaissent-ils encore la saveur de ce mot. Nous vivons dans l’immédiateté, dans le tout tout de suite et nous ne savons plus découvrir l’espérance et la joie qui habitent une attente. Si nous prenions le temps… nous découvririons la profondeur de l’attente. Attendre, ce n’est pas du temps perdu ; c’est toujours un temps qui peut être habité. Et habité par autre chose que de l’énervement parce que la file est longue, parce que le tram ne vient pas, parce qu’il y a un embouteillage, parce qu’Internet se bloque… la liste des parce que serait trop longue à écrire.
At-tendre, donc tendre vers quelque chose qui n’est pas encore là, mais qui nous réjouit déjà le cœur. Comment se réjouir si tout advient tout de suite. C’est toute l’histoire du Petit Prince avec sa rose, il va prendre le temps de s’habiller le cœur pour rencontrer sa rose. Alors, l’Avent, c’est prendre le temps de s’habiller le cœur pour aller à la rencontre de Celui qui vient nous sauver. Et ce n’est pas rien. Ce temps empli d’espérance dilate le cœur pour être prêt pour ce grand jour qu’est Noël. N’hésitons pas, entrons dans ce temps de l’attente et soyons tendus vers le Seigneur qui vient.

Mère Marie Christine